Les sorties médiatiques fracassantes de Jean-Marie Le Pen semblent aujourd’hui ouvrir une d’une ampleur inédite au Front national. 

De à Florian Philippot, en passant évidemment par Louis Aliot ou Gilbert Collard, nombreux sont les cadres du parti qui concourent à ce sport devenu national : celui de l’indignation et de la condamnation sans ménagement des opinions non conformes à l’idéologie dominante.

En cause, les déclarations du fondateur du Front national sur RMC, puis dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Rivarol, qui menaceraient la désormais fameuse stratégie de dédiabolisation du FN menée activement depuis des années par l’état-major du parti. Une stratégie que transgresse allègrement le président d’honneur du FN depuis plusieurs mois, refusant de céder un pouce de terrain à l’ennemi sur ce qu’il juge essentiel. 

Celui qui a combattu en Indochine et en Algérie sait en effet qu’il est des positions stratégiques dont la est prioritaire et prime sur toute autre considération. Il sait aussi que le dernier degré de la stratégie de dédiabolisation, c’est le reniement intégral. Car il existe, en France, un conformisme idéologique qui ne dit pas son nom, défendu bec et ongles par des inquisiteurs zélés et omniprésents – bien qu’ultra-minoritaires, et qui, année après année, aseptise, asphyxie et stérilise le débat politico-intellectuel dans notre pays, frappant sans discernement tous ceux qui osent encore penser hors des clous du catéchisme post-soixante-huitard et de l’antifascisme institutionnel.

Ce néo-totalitarisme, qui sévit impunément dans la plupart des nations occidentales, fait le lit de leur décadence et, à terme, de leur disparition pure et simple. 

Ainsi, lorsque Big Brother tonne sur toutes les ondes que Jean-Marie Le Pen n’a pas le droit de tenir ces propos, ce qu’il faut comprendre c’est que nous n’avons pas le droit de les entendre, et encore moins de les penser. L’état-major du FN, dans sa course à la respectabilité – qu’il n’obtiendra jamais d’ailleurs, car ses ennemis trouveront toujours quelque chose à diaboliser -, semble pourtant faire le choix funeste du reniement. Car il ne s’agit pas là d’un compromis stratégique, mais bien d’une capitulation sans condition face à la tyrannie castratrice du politiquement correct, capitulation d’autant plus incompréhensible qu’elle s’opère au moment précis où le FN rencontre des succès électoraux notables qui lui permettraient, au contraire, de faire bouger les lignes, d’imposer un véritable pluralisme d’opinions, et de renvoyer ses détracteurs hystériques au néant idéologique d’où ils viennent.

11 avril 2015

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