Il y a quelques heures seulement, Ziyed Ben Belgacem, un Français de 39 ans, a été abattu dans l’enceinte de l’aérogare d’Orly par des militaires de l’opération Sentinelle. Après un périple criminel, au cours duquel l’intéressé avait échangé des coups de feu avec la à Garges-lès-Gonesse, faisant un blessé parmi les forces de l’ordre, et volé un véhicule pour se rendre sur les lieux de son forfait, celui qui voulait mourir pour Allah a fini son parcours sous les balles de ceux-là mêmes qu’il voulait assassiner.

Il y a quelques jours, à Grasse, un adolescent est entré armé dans son lycée et a blessé huit personnes dont son proviseur. Il voulait, de son propre aveu, se venger de “mauvaises relations avec ses camarades”. Entre-temps, à Paris, Marseille et Avignon, plusieurs règlements de comptes, sur fond de trafic de stupéfiants, ont fait des victimes dans les rangs des pègres locales, attestant ainsi de leur prolifération dans les nombreux quartiers où la police, sur instructions, n’intervient plus depuis longtemps. Si les motivations de ces actes criminels sont, bien entendu, différentes, elles n’en font pas moins ressortir le fait que notre pays est désormais le théâtre d’une violence inouïe rarement atteinte. La France paye, aujourd’hui, cinq ans d’une politique sécuritaire laxiste, basée sur l’improvisation la plus totale, et justifiée par des discours lénifiants, chargés d’une autosatisfaction aussi éhontée que scandaleuse.

En matière de sécurité, Hollande et ses gouvernements successifs auront subi sans jamais être en situation d’anticiper et de prévenir. Ils auront exposé les Français à la violence terroriste, au banditisme et aux casseurs, ne se décidant à prendre quelques mesures que sous la pression des événements ou contraints par les victimes ou des mouvements de policiers en colère inédits jusque-là. Ils laissent nos territoires dans un état de délabrement avancé !

Pendant ce temps, les candidats à la présidentielle, dont certains tels Hamon et Macron ont largement participé à cette dérive, déclinent leurs projets pour les cinq ans à venir. Et face à la situation catastrophique dont ils pourraient hériter en cas d’élection – ce qu’à Dieu ne plaise -, ils proposent : de légaliser le cannabis, de restaurer la de proximité, de remettre en place un service militaire d’un mois et de veiller à une articulation police- plus efficace ! Des mesures qui, compte tenu de la situation que nous vivons depuis plusieurs années, seront aussi efficaces qu’un cautère sur une jambe de bois.

Pourtant, il n’est pas un média national pour mettre le doigt sur l’incongruité de ces projets. Qu’il s’agisse de la dépénalisation du cannabis, qui ne fera que renforcer le trafic de stupéfiants en le reportant sur des produits plus nocifs encore. De la police de proximité, qu’il sera impossible de développer avant la reconquête des quartiers auxquels elle s’adresse, et aujourd’hui gangrenés par la et le crime. D’un service militaire d’un mois, aussi coûteux qu’inutile dans les circonstances actuelles. Ou la restauration de relations police-justice, que l’idéologie socialiste a largement contribué à dégrader au cours de ces dernières années, aucune de ces propositions n’est à même de répondre au drame sécuritaire que nous vivons après ce quinquennat destructeur. Reste, maintenant, à espérer que, dans un sursaut salvateur, les Français, dans quelques semaines, sauront choisir entre le candidat du redressement national et celui de la fuite en avant.

19 mars 2017

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