De Cologne à Grande-Synthe : l’immigration massive, chance pour l’Europe ?

Commentant les multiples agressions sexuelles (on dépasserait le millier sur l’ensemble de l’Allemagne, avec plusieurs centaines rien que pour la ville de Cologne) commises par des migrants lors des célébrations du Nouvel An, le journaliste Claude Askolovitch considérait récemment que “Cologne crée du lepénisme”, et même que “la réalité correspond exactement au discours” du FN. En remettant les choses dans un ordre un peu plus cohérent, on peut considérer sans doute que c’est le discours du FN qui correspond exactement à la réalité, et que cette adéquation, en toute logique, tendrait à « créer du lepénisme » lorsque cette réalité se fait encore plus prégnante, et même totalement insupportable.

Après les viols commis à Cologne, Stuttgart, Düsseldorf, Zurich, Bruxelles ou… Versailles par des clandestins,les émeutes de Calais et la souffrance quotidienne de ses habitants, les fusillades dans le camp de migrants de Grande-Synthe (où l’on apprend même, cette semaine, que les réfugiés chrétiens seraient pourchassés) et, bien sûr, les terribles attaques islamistes de Paris, quel fou osera-t-il encore affirmer que l’immigration massive est une chance pour la France, pour l’Europe ?

Nous savions déjà, depuis Nicolas Sarkozy et ses affidés, que pour se faire élire, nos adversaires n’hésitaient pas à utiliser nos mots, nos formules, transformant nos propositions en pathétiques postures.

Nous savons désormais aussi, avec Hollande et Valls, que face au surgissement d’événements tragiques, pour tenter de se maintenir au pouvoir, nos adversaires peuvent aller jusqu’à reprendre nos solutions. Il en va ainsi de l’extension de la déchéance de la nationalité française (même si, de reculade en reculade, il est difficile de savoir sous quelle forme celle-ci sera finalement votée) ou encore aussi – et ce n’est pas moins important – de la fermeture des mosquées radicales et de l’expulsion des imams prêchant la haine sur notre territoire.

Mais de Sarkozy au duo socialiste, le constat reste le même : parler n’est pas agir, dire n’est pas faire. Il en sera de même quand demain – Sarkozy l’amorce déjà dans son pathétique ouvrage -, sous la pression populaire et électorale, ils prétendront restreindre l’immigration. Sans doute un jour verrons-nous même des socialistes venir sur ce terrain.

Mais qui, alors, aura le courage de réellement déchoir de leur nationalité les binationaux qui font clairement le choix de se séparer de la communauté nationale, de réellement fermer les mosquées radicales et expulser les imams islamistes, de réellement en finir avec l’immigration massive et incontrôlée ?

Le Front national est le seul mouvement à avoir eu très tôt le courage intellectuel de dénoncer l’utopie multiculturelle, qui porte en elle les germes de la division et fracture le pays, et c’est pourquoi il est bien le seul mouvement qui aura le courage politique d’affronter ses conséquences sans avoir la main qui tremble. De plus en plus de Français le reconnaissent, le perçoivent, et cela même s’ils ne votent pas (pas encore, tant le fameux « plafond de verre » recule à chaque scrutin et ne semble plus être qu’une formule destinée à rassurer dans les QG des partis du système ou dans certaines salles de rédaction) pour le FN.

On ne peut bâtir une action forte – et c’est bien ce dont notre pays a résolument besoin – que sur des convictions solides, pas sur des calculs électoraux ou des enquêtes d’opinion.

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