Jamais des élections ne se seront déroulées dans un climat aussi tendu et il n’est pas exagéré de dire que c’est le sort du monde moderne qui se joue dans un mois et demi.

La raison est aussi simple qu’effrayante. Deux conceptions de l’homme et de sa place dans la société s’affrontent avec une violence insoupçonnable. Le combat pourrait être résumé comme suit :
– les élites internationales contre les peuples enracinés,
– les vastes métropoles contre le reste du pays,
– le progrès à marche forcée contre la préservation d’un ensemble de principes et valeurs…

Pour le premier groupe, très minoritaire en nombre mais ô combien puissant par les moyens, tout doit être mis en œuvre pour renverser les repères qui ont guidé les organisations humaines à travers les siècles. C’est la grande opération de déconstruction : la morale, la famille, la religion sont des obstacles à abattre sous peine de rester englué dans le présent. L’individu doit s’inscrire dans un modèle fluide : son sexe n’est pas prédéterminé, il lui appartient de choisir son genre ou même de s’en abstraire ; il est désincarné, il est le vent, il ne vient de nulle part, il est partout. Ainsi, les frontières n’ont plus de sens, pas plus que les nations qu’il faut dissoudre pour parvenir à une forme d’humanité sans racine ni histoire. Uniformisée. Figure centrale dans la fantasmagorie progressiste.

La crise du Covid-19 est une catastrophe planétaire, il faut donc apporter une réponse planétaire. Le salut des âmes passera par un gouvernement mondial et une dissolution des nations. Telle est la volonté des oligarques milliardaires qui se sont quelques fois exprimés sur le sujet. La crise en question est également une occasion d’appliquer un contrôle social plus strict des masses afin de limiter les soulèvements populaires, trop fréquents ces deux dernières années. Fût-ce en instaurant une forme de terreur sanitaire.

Pour le second groupe, les sociétés ne peuvent prospérer qu’en s’imposant un ordre minimal, et en reposant sur un socle de valeurs et de conventions sociales qu’il convient de préserver comme les fondations d’un ouvrage. Seul le respect des traditions, des identités, de l’histoire est garant d’un équilibre nécessaire au développement des hommes. Ils sont de quelque part, attachés aux limites et aux spécificités des territoires dans lesquels ils évoluent et se reconnaissent à travers un ensemble de conventions sociales. Ces dernières forment des espaces normés permettant de réguler leur conduite avec un minimum de frictions. À la fluidité précédemment évoquée s’opposent ainsi la résistance et l’inertie de principes séculaires.

C’est ainsi que l’électeur de base reste attaché à l’image d’une Amérique forte et fière, ainsi qu’en témoigne sa fulgurante ascension : il lui fallut à peine deux siècles pour devenir la première puissance planétaire.

Cela pose un problème de taille car les progressistes, le mondialisme chevillé au corps, haïssent cet attachement à l’ordre, à l’autorité (defund the police), à la patrie, au drapeau étoilé (qu’ils préfèrent brûler). Ils rêvent de multiculturalisme débridé tout autant que d’un effacement de l’Histoire et de la culture (cancel culture). Avec le précédent président, ils avaient trouvé un parfait chef de file pour accomplir leur funeste projet. Hillary Clinton devait le poursuivre sans rupture. C’était prévu. C’était écrit. Mais voilà, a débarqué à la Maison-Blanche sans y être invité par les élites et il a anéanti leur délire destructif.

Voilà, précisément, pourquoi ils le détestent. Voilà pourquoi ils n’ont de cesse de le harceler depuis quatre ans.

Au surplus, il a promis d’engager des poursuites judiciaires contre tous ceux qui ont trahi le suffrage populaire en fomentant et organisant ces tentatives de coup d’État déguisé. Tout cela rend les édiles démocrates complètement dingues au point de dériver vers une forme de pathologie inquiétante.

Trump est donc, depuis quatre ans, l’homme à abattre, et tous les coups sont permis pour y parvenir. Quitte à ne pas concéder la victoire, le 3 novembre prochain, et mettre le pays à feu et à sang s’il le faut. Leur programme se réduit finalement à cette seule perspective.

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