Editoriaux - Politique - Sciences - Table - 1 janvier 2016

Daech et la déchéance de nationalité

Selon Jean-Jacques Bourdin – qui interviewait Nicolas Dupont-Aignan ce mercredi 30 décembre -, tous ceux qui partent en Syrie n’égorgent pas. De la même manière que tous ceux qui entraient dans la SS n’œuvraient pas dans des camps d’extermination – mais ils en cautionnaient le fonctionnement.

En effet, les candidats au djihad façon Daech ne jouent pas tous du couteau mais ils justifient les exécutions d’otages par leur adhésion à cette idéologie fanatique. Nier cette évidence, c’est soit être naïf, soit être purement et simplement cynique.

Et l’égorgement, c’est l’arbre qui cache la forêt : massacres de masse des infidèles ; viols ; esclavagisme ; attentats ici et là, pour ne citer que ces détails négligeables aux yeux des consciences repues d’humanisme dévoyé, dont cette joyeuse bande qui refuse la déchéance de nationalité au nom de valeurs auxquelles elle ne croit pas plus que moi à la petite souris !

L’allégeance à Daech est sans nuance. Daech n’est pas un libre-service où l’on choisit de prendre ce dont on a envie. C’est tout ou rien. Dès lors qu’on fait la démarche d’aller grossir ses rangs, on est comptable des actes de cette organisation.

Si la tête branlante de l’exécutif était digne de sa fonction, elle ne tergiverserait pas : la déchéance de nationalité pour les binationaux ayant flirté avec Daech serait appliquée et ce, sans le vote de l’Assemblée. Il existerait une solution à la fois démocratique et représentative de l’opinion publique : le référendum. Selon un sondage BFM TV, 86 % des Français seraient favorables à ladite déchéance. Mais, hélas, c’est une tradition bien droite-gauche que de se gausser du peuple et de son avis. Tout le monde ne peut avoir le courage et l’honnêteté du général de Gaulle, lequel, désavoué lors du référendum du 27 avril 1969, se retira immédiatement de la vie politique.

Avec François Hollande, nous n’en sommes pas là – l’honneur ne s’achète pas ! -, mais un sursaut de conscience présidentielle serait le bienvenu en laissant les Français décider si oui ou non ils veulent continuer à vivre libres, sans une épée de Damoclès au-dessus de la tête – c’est-à-dire l’islam conquérant.

Quant à d’autres mesures proposées par certains responsables politiques, comme de rouvrir le bagne de Cayenne pour les autochtones séduits par Daech, cela mériterait aussi d’être étudié et soumis au peuple. En fait, toutes les mesures visant à briser l’élan islamiste devraient être soumises à leurs victimes : nous !

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