À la relecture de ce que j’ai écrit le 2 octobre dernier, je ne peux qu’étouffer ma rage, maîtriser ma colère mais avouer mon incompréhension en voyant la cote de popularité de Valls et Hollande profiter du sang de 130 innocentes victimes :

« La posture martiale de Hollande est disproportionnée par rapport à nos actions face à Daech et montre, au contraire, notre incapacité ou un cynisme rare, car nous aurons un ou des attentats conséquents en représailles à une provocation plus médiatique que guerrière. Personne n’osant imaginer un calcul politique sordide pour se maintenir au pouvoir malgré un désamour, grâce à une crise majeure consécutive à un attentat de grande ampleur, il s’agit seulement de la fatuité d’un président incompétent, isolé internationalement qui veut nous montrer qu’il existe… L’inculture des politiques et surtout le mépris de l’adversaire ont amené une riposte qui ne fera que conforter les terroristes… cela justifiera des représailles par les attentats fanatiques. »

Dans quel pays qui aurait vu sa capitale mise à genoux par un groupe de combat lâché dans la foule le Président ne demanderait pas la démission de son Premier ministre et de son gouvernement en proclamant l’état de siège ?

Dans quel pays le chant d’un hymne national suffirait à effacer les responsabilités ds élus et les lacunes du système de renseignement et de protection des citoyens ?

Dans quel pays se contenterait-on de désigner un pseudo-État terroriste pour ne pas avoir à affronter les systèmes mafieux qui nourrissent le vivier islamiste ?

Dans quel pays les lois permissives et laxistes sont maintenues avec des politiques qui « comprennent que des jeunes rejoignent le djihad » sans que le garde des Sceaux ne soit viré ?

Dans quel pays assiste-t-on à une volte-face de politique extérieure, malgré l’entêtement de son ministre des Affaires étrangères, sans que celui-ci doive rendre son tablier ?

Dans quel pays, où trois responsables des pouvoirs régaliens ont failli, le gouvernement pourrait-il se maintenir ?

Non, Monsieur Hollande n’a aucunement et à aucun moment eu une attitude rassurante, et le plus grand succès de Daech serait de le faire réélire car, à coup sûr, il nous amènera à une guerre civile des pires, entre les Français de souche et les autres, entre les croyants de toutes sortes, entre les bobos et les fachos, entre les pauvres et les riches. Oui, Daech va finir par atteindre un de ses buts : faire imploser son ennemi, parce que la France a peur, non pas du terrorisme, mais de perdre son mode de vie et de devoir se battre.

Le citoyen doit exiger une véritable enquête sur les responsables et complicités, et il ne peut y avoir prescription car nos victimes ne sont pas des victimes de guerre mais d’un crime idéologique et religieux. Pour cela, tous nos responsables politiques sur plusieurs mandats devraient disparaître de la vie politique tant que leur responsabilité dans ce qui a permis ce crime n’aura pas été confirmée ou non.

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24 novembre 2015

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