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Armées - Editoriaux - Sciences - Sport - 9 juin 2014

D-Day : le plus court voyage d’Obama en France ?

On n’a parlé que d’eux : sa Majesté Elizabeth II d’une part ; Wladimir Poutine, Président (ou Premier ministre) quasiment à vie de la Russie. Et guère de , pourtant Président de l’hyper-puissance américaine. Juste ce qu’il faut. Le minimum syndical. Un peu à l’image de son déplacement : juste ce qui était indispensable. Le minimum historique. N’en déplaise aux larges sourires et aux chaleureuses accolades devant les caméras : simple « vernis » diplomatique, s’il en est !

Barack Obama vient rarement visiter la « doulce France ». On voit bien que ça l’ennuie et déjà, sous le quinquennat précédent, c’était le Français Sarkozy qui plutôt – et plutôt deux fois qu’une – venait à lui, les yeux extasiés par cette civilisation yankee sur laquelle il ne tarissait pas d’éloges ! Lui se sentait tellement bien là-bas, contrairement à son homologue qui, chez nous, ne se sent guère dans son élément.
Commémorer le débarquement allié du 6 juin 1944, aucune nation qui y a participé ne peut vraiment s’y soustraire, on ne comprendrait pas. Mais traverser un océan atlantique pour cela, quel temps perdu ! Une corvée ? Presque…

L’événement historique n’est pas en cause, c’est la France qui n’est guère le déplacement touristique du président Obama. Il n’est même pas certain que la cuisine française, tant vantée de par le vaste monde et dont il a pu profiter lors de son unique dîner à Paris avec François Hollande, l’ait tenté plus que ça.

Bien sûr, on expliquera que vu ses responsabilités, le locataire de la Maison-Blanche a autre chose à faire qu’à visiter les marché aux fleurs, à l’exemple de la « Queen ». Certes… Mais à quoi bon, surtout, perdre son temps avec un vassal, piteusement revenu dans le giron de l’OTAN après avoir fugué quelques décennies ? Il sera toujours utile de lui témoigner des marques d’intérêt pour l’envoyer à sa place au casse-pipe quelque part dans le vaste Monde.

Rappelons le mépris du président américain, exprimé déjà par sa volte-face spectaculaire à l’automne dernier : alors que les armées françaises et américaines se tenaient prêtes frapper les sites chimiques syriens, il avait pris la décision de surseoir à l’opération, le lendemain même où François Hollande, dans Le Monde, expliquait que la France « allait prendre ses responsabilités ». Pour le général Vincent Desportes, professeur de stratégie à Sciences Po et ancien directeur de l’École de guerre, « son grand allié » l’avait ainsi placé « dans une impasse ».

Non, les choses sérieuses, à l’évidence, ne l’attendaient pas en France, mais mardi dernier à Varsovie, où le Number One à la bannière étoilée était attendu par Bronislaw Komorowski et Donald Tusk, respectivement Président et Premier ministre de la Pologne, là où il devait rencontrer une dizaine de chefs d’État d’Europe centrale et orientale, dont le nouveau président ukrainien pro-occidental, Petro Porochenko. La Pologne est en effet un pays qui lui semble autrement plus fiable dans le rapport de force engagée par les USA avec la Russie que celui de « Moi Président », dont le manque d’autorité, les atermoiements et les déclarations à l’emporte-pièce, ont forcément transpiré outre-atlantique.

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