Crépol : le racisme anti-Blanc trouve enfin une place dans le débat judiciaire

L'AGRIF, dont la voix est portée dans l'affaire par Me Triomphe, salue la « reconnaissance d’un fait de société ».
© Boulevard Voltaire
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Après de longs mois d’incertitude, ponctués par des rebondissements qu’on n’osait plus espérer, la juge d’instruction de Valence en charge du dossier du bal de Crépol, au cours duquel Thomas Perrotto avait été tué en novembre 2023, a renvoyé devant la cour d’assises des mineurs de la Drôme onze suspects pour « meurtre » et « tentative de meurtre », en retenant dans son ordonnance de mise en accusation la circonstance aggravante de racisme anti-Blanc et de haine antifrançaise.

« Une bataille importante »

Une annonce dont se réjouit l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (AGRIF), qui salue auprès de Boulevard Voltaire cette « bataille importante qui a été remportée ». L’association, qui lutte depuis 40 ans pour faire entendre une autre voix de l’antiracisme, s’est constituée partie civile dans l’affaire au cours d’une « bataille procédurale assez complexe ». Pour la première fois, le collectif verra un crime jugé avec cette circonstance aggravante, si fréquemment contestée, qu’est le racisme anti-Blanc.

Une première grande victoire en soi, estime le président de l’AGRIF, Yann Baly, qui constate avec joie que « malgré la pression médiatique et politique et malgré le fait que le parquet ait continué à contester cette analyse, la juge d’instruction a maintenu sa position dans l’ordonnance de mise en accusation, qui constitue le dernier acte avant le renvoi devant la cour d’assises ».

C’est en effet au terme de cette instruction que la notion de racisme anti-Blanc a finalement trouvé sa place dans un dossier qui l’éludait jusque-là complètement, malgré des témoignages – aujourd’hui au nombre de 19 – faisant état, dès les premiers jours de l’enquête, d’insultes et de menaces à caractère raciste de la part des auteurs des coups de couteau à l’origine de la mort de Thomas.

Comme le relate Le Figaro dans son dernier article consacré à l’évolution des qualifications pénales, c’est Me Jérôme Triomphe, conseil de deux parties civiles et avocat coordinateur de l’AGRIF, qui a changé la donne en insistant sur le caractère raciste de certains propos tenus par les agresseurs.

La « reconnaissance d’un fait de société »

« Je crois que l’affaire de Crépol constitue une énorme fissure dans le déni de la justice concernant le racisme anti-Blanc », nous confie Yann Baly, qui voit dans ce renvoi « une reconnaissance d’un fait de société », celui du « racisme anti-Blanc, que beaucoup de Français vivent aujourd’hui dans leur quotidien et parfois même dans leur chair ».

Le président de l’association, qui accompagne financièrement des victimes du bal de Crépol, sait toutefois que la guerre n’est pas encore remportée. Elle continue « parce que certains défenseurs des personnes mises en cause ont déjà indiqué qu’ils feraient appel de cette ordonnance de mise en accusation », rappelle Yann Baly. À Me Triomphe et aux avocats des parties civiles, engagés dans ce combat pour la reconnaissance de la circonstance de discrimination, de répondre à ces recours formés par la partie adverse. Une bataille qui devrait « se jouer dans les semaines qui viennent ».

La victoire des victimes, elle, sera définitive « lorsque les personnes mises en cause et les coupables seront désignés et condamnés à la hauteur de ce qu’ils ont fait, soit pour meurtre, soit pour tentative de meurtre, avec les circonstances aggravantes qui les accompagnent, notamment celle du racisme anti-Blanc et antifrançais », nuance le président de l'AGRIF, qui met au cœur du combat la soif de justice des victimes du bal de Crépol.

Vos commentaires

19 commentaires

  1. Toute la gauche tente depuis cinquante ans de cacher ce que tout le monde voit. Mais l’arbre de la manipulation ne peut cacher indéfiniment la forêt de la réalité:.

  2. Je dirais plutôt un combat de gagné, la bataille on verra à la conclusion du procés (et après appel et cassation), quand à la guerre on est loin de l’avoir gagnée.

  3.  » Oui c’est moi Jean-Paul ! Je n’ai pas changé…..( C. Jérome ) » Aliénor note bien que je suis toujours là pour exprimer librement ma pensée qui était en accord avec ton article. A bientôt.

  4. Que les avocats de la défense s’efforcent de sauver leurs clients en minimisant leur responsabilité, c’est leur rôle, mais que le Parquet (censé défendre la société) refuse de prendre en compte le racisme comme circonstance aggravante, c’est cela qui est préoccupant: ce n’est pas l’expression d’un « déni de réalité », mais d’une idéologie.

  5. Que de batailles pour en arriver là … la justice se doit d’être impartiale et doit reconnaitre les faits sans qu’il y ait de telles contestations de la part du gauchiste.

  6. Il ne serait pas surprenant qu’une partie de la magistrature sente le vent tourner. Naturellement il restera un noyau dur, mais affaibli donc plus près de la réalité.

  7. Le parquet avait voulu « mettre la poussière sous le tapis », les juges en ont décidé autrement… Est-ce que certains d’entre eux, silencieux jusqu’à présent, ne commenceraient à se dire, compte tenu de ce qu’annoncent les sondages, qu’il serait bon de « remettre l’église au milieu du village »! sous peine de se voir bientôt demander des compte ?

  8. Quant je pense que la chaine de télévision d’infos en continue CNews a été condamné par l’Arcom pour avoir évoqué ce qu’annonce la juge d’instruction de Valence de racisme anti-Blanc et de haine antifrançaise alors les bras m’en tombent de voir la vie politique Française.
    Mon Dieu quelle tristesse comment la vie Française se soit tant dégringolé.

    • En plus l’Arcom , institution non reconnue , purement politique sans doute payée par nos impôts qui cible CNews mais aucun acte contre le Petit Quotidien par exemple et ses Barthes et Apathie, nous avons un ministère de la culture qui pourrait faire le boulot de la pluralité , qui devrait être neutre et patriote mais on donne la main à des gens comme ça qui veulent vous museler

  9. On dirait que la droite se réveille ! Il est temps de poursuivre en justice tous ceux qui osent nier la chose et passent leur temps à insulter la droite

  10. La justice ne semble pas avoir autre chose à faire que de tenter debier des évidences, des faits qui sont pourtant évident pour le peuple qu’elle est censée représenter, ce même peuple qui la finance ? Alors, plus de moyen, oui à induction que ce pognon de dingue serve bien à rendre une justice impartiale au service du citoyen Français honnête

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