Samedi 24, anti- à Mimizan : la corrida a eu lieu sous protection gendarmique ; incidents plus graves à Rion-des-Landes où une novillada (taureaux plus jeunes) a été perturbée par les mêmes manifestants descendus dans l’arène avant le "paseo", puis grimpés sur le camion qui amène les taureaux. Gendarmes débordés, huit blessés, dont un très grave.

On est donc monté d’un cran dans l’hostilité à cette tradition taurine du Sud de la France (de Bayonne à Nîmes en passant par la Camargue). Les "anti" deviennent agressifs, réclamant, a minima, l’interdiction de ces spectacles aux enfants. On s’agite dans les couloirs des institutions européennes, les groupes de pression, pour et contre, sont à la manœuvre ; les réseaux agissent. Ajoutez à cela la du monde taurin lui-même (cherté des places aux arènes, bravoure et noblesse aléatoire du bétail, fermeture spectaculaire des arènes de Barcelone, etc.) et les "anti" se sentent pousser des ailes : d’où les incidents du week-end dans les Landes, mobilisant pourtant peu de monde (150 manifestants venus de loin, souvent). Mais il y a un "climat".

Lequel n’est pas sans rappeler ces campagnes contre le vin (l'amateur est un addict en puissance, selon les pontes de ces groupes) ou contre le tabac, campagnes refusant même la possibilité d’une éducation, d’une prévention des risques, à propos de l’ ou du tabac par exemple. Ce même état d’esprit prohibitionniste, hygiéniste, se retrouve dans les campagnes visant au départ à réduire la mortalité routière mais qui, hypothèse absurde, entendent parvenir au risque zéro, au zéro accident, au degré zéro de la vie au prétexte de la préserver.

Nous sommes entrés dans une séquence religieuse hygiéniste et prohibitionniste : faute d’utopie et de projets de civilisation novateurs, une partie de nos sociétés se rabat sur l’interdiction qui, soit-disant, protège contre les risques.

Des Khmers verts aux fous de Dieu, porteurs de bombes et lapideurs de femmes adultères, des végétaliens aux anti-corrida, en passant par les anti-chasse et les anti-vin qui refusent de se demander pourquoi leurs enfants se torchent à la mauvaise vodka le samedi soir, ils veulent tous nous empêcher de jouir de la vie comme nous l’entendons. Peut-être jouissent-ils de l’interdiction. En douce ?

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25 août 2013

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