Un peu de publicité ne fait jamais de mal en politique. En ce domaine, parlez de moi en mal ou parlez de moi en bien, mais surtout parlez de moi ! Pour cela, il fallait manifester avec le CRAC (Comité radicalement anti-) samedi dernier à Mont-de-Marsan contre la corrida. Madame l’a bien compris et elle a choisi le camp du bien.

Quelques centaines de personnes transportées en autocar sont venues faire la leçon aux Montois. Elles ont manifesté pour dire que la corrida, ce n’est pas gentil pour les taureaux. Que la est une « tradition surannée ». Que ce n’est pas "le sens de l’Histoire"… Ça, c’est le camp du bien. Évidemment, ces redresseurs de torts s’opposent au camp du mal, composé de ploucs attardés assoiffés de sang et repliés sur eux-mêmes. Les moralisateurs éclairés du camp du bien ont décidé qu’ils allaient apprendre à vivre à ces bouseux. Ils étaient soutenus, à distance, par une camarilla de personnalités, dont le chantre de l’écologie sans frontières, monsieur Hulot, peut-être en vacances ce jour-là ?

Les mêmes du camp du bien nous empêcheront, demain, de manger du foie gras. Quand je vois et écoute tous ces ingénieurs de la vie et ces politiciens à courte vue qui passent leur temps à nous assener ce qu’il faut faire et ne pas faire, à nous culpabiliser à longueur de journée, à chercher tous les moyens pour nous pourrir la vie, cela me donne une irrésistible envie de rejoindre le camp du mal. Il faudrait trouver des occupations à tous ces suffisants. Je n’oserais dire qu’ils devraient essayer de sodomiser les diptères en plein vol car on va m’accuser d’en vouloir à ces pauvres insectes.

J’en ai assez, de leur mépris et de leur arrogance. Madame , je vous en prie, trouvez une autre cause, vous aviez tellement plus de panache lorsque vous faisiez la leçon aux puissants, du temps de la présidence de M. Sarkozy. Laissez les petits ploucs de mon acabit manger des escargots et des cuisses de grenouilles. Laissez aux gens simples leurs « traditions surannées ». Ayant déjà pris une splendide volée de bois vert après la parution de mon précédent article à propos de la tauromachie, j’ai pu constater combien les opposants à la étaient paisibles et dans "le sens de l’Histoire". Je ne pouvais, alors, que récidiver, non par masochisme, mais parce que j’ai fait mienne cette citation que l’on prête à Berlioz ou à Dumas fils : "Il faut collectionner les pierres qu’on vous jette, c’est le début d’un piédestal." C’est ma façon de me faire de la publicité.

Comme quoi le diable, dans son camp du mal, porte pierre.

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30 juillet 2016

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