Brèves - Politique - 5 septembre 2016

Copé: "Si j'avais été mis en examen, je n'aurais jamais été candidat"

“Ça vient confirmer mon innocence totale”. “Jeté aux piranhas” lorsque l’affaire Bygmalion a éclaté, Jean-François Copé, estime que la demande de renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy, requise ce lundi matin par le parquet de Paris, va dans le sens de sa propre réhabilitation.

“J’ai été le coupable idéal dans cette affaire”, s’émeut le maire de Meaux sur BFMTV ce lundi soir. “Mon combat est de travailler à la réhabilitation de mon honneur. Je rappelle qu’au départ, c’était l’affaire Copé. Maintenant c’est plutôt l’affaire des comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy”, ajoute-t-il, cinglant. 

Poussé à la porte “dans une ambiance de meute effrayante”

D’abord mis en cause dans cette vaste affaire Bygmalion, aux multiples rebondissements, Jean-François Copé avait été poussé à la démission de la présidence de l’UMP fin mai 2014 “dans une ambiance de meute effrayante”. 

Mais en février dernier, il n’a pas été mis en examen à l’issue de son audition par les juges d’instruction. “Si j’avais été mis en examen, je n’aurais jamais été candidat pour la primaire”, redit-il, ce lundi soir sur notre antenne. Nicolas Sarkozy doit-il dès lors renoncer à se présenter? “C’est une décision personnelle”, élude-t-il. 

Copé ne “croit” pas à la thèse de la manoeuvre politique

Contrairement à ce qu’affirment les soutiens de l’ex-chef de l’Etat, Jean-François Copé ne “croit pas” que cette décision du parquet de Paris est une “manoeuvre politique grossière” de la gauche, qui viserait à déstabiliser Nicolas Sarkozy. 

Les juges d’instruction ont désormais un délai d’un mois pour décider de suivre ou non les réquisitions du parquet. Si des recours peuvent rallonger les délais, l’hypothèse d’un renvoi en procès avant la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017, prévue les 20 et 27 novembre, est aujourd’hui, dans l’ordre des possibles.

À lire aussi

Deux hommes tués par balle dans un bar à Marseille

Imprimer ou envoyer par courriel cet articleDeux hommes, âgés de 41 et 59 ans, ont été tué…