Le Conseil d’État donne raison aux lobbies islamistes

Dans une ordonnance qui restera probablement célèbre, le Conseil d’État s’est prononcé contre l’arrêté anti-burkini de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). Le tribunal administratif de Nice qui l’avait validé, le 22 août, est ainsi désavoué par la « plus haute juridiction administrative française », au motif que « l’arrêté litigieux a porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et de venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle ».

Le Conseil d’État, organe de police administrative prenant des décisions politiques, a donné raison aux lobbies islamistes, validant l’apartheid sexuel sur les plages françaises. Thierry Tuot, conseiller d’État à l’origine de l’ordonnance, est aussi connu pour être un « spécialiste de l’immigration » ayant publié plusieurs ouvrages ultra-immigrationnistes. Cet homme n’est pas neutre. Dans un rapport, commandé par Jean-Marc Ayrault en 2013, Thierry Tuot suggérait que les noms des rues soient modifiés « en écho avec l’histoire des migrations ». Il y dénonçait aussi « la célébration du passé révolu d’une France chevrotante et confite dans des traditions imaginaires », défendant pour sa part une France « inclusive ». N’en jetez plus !

Ainsi donc, la gauche dite « libertaire » (sic) et une partie des « libéraux » (sic) ont tiré leurs dernières cartouches en défendant la liberté des femmes à ne pas être libres. Ouf, les libertés publiques sont sauvées ! Les musulmanes pourront porter leurs saunas portatifs sur les plages surchauffées du littoral, exhibant grossièrement leur particularisme religieux étranger aux vacanciers du monde entier. L’histoire est-elle finie ? Non, le législateur peut tout changer, et s’opposer aux juges immigrationnistes du Conseil d’État. Cela s’est déjà produit en 1989. Le Conseil d’État défendait alors le port du voile à l’école…

Je crois que l’affaire du burkini, tout comme le voile à l’école ou les polémiques sur le halal, ne sont pas anecdotiques. Ce sont les effets les plus visibles, les plus indésirables de la question fondamentale de notre temps : les nations modernes, comme la France, fondées sur le contrat social sont-elles viables quand se rajoutent de nouveaux co-contractants, qui n’étaient pas prévus à l’origine et qui refusent d’appliquer la majorité des clauses ? Le burkini est une tenue de combat islamique, validée à la demande de sa créatrice par une fatwa du très radical cheikh Hilali, qui a applaudi aux attentats du 11 septembre.

Comment certains peuvent-ils oser parler de persécution des musulmans en France ? Comment peut-on être aussi indécent que Jean-Luc Mélenchon, comparant le sort de l’islam en France aujourd’hui à celui des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ? Certains textes de la droite dite catholique m’ont semblé tout aussi inquiétants, notamment celui de Patrice de Plunkett, s’achevant par une saillie contre les bikinis, habillant les « corps-objets » que voudrait imposer une « laïcité totalitaire ». Aussi délirant que gênant.

Parce que le burkini ne serait pas le produit d’une idéologie politico-religieuse faisant de la femme un objet ? Objet de possession masculine, objet de fantasmes frustes de frustrés, objet de déni de la part des femmes elles-mêmes. Les débats relatifs au port de la burka de bains agissent comme un révélateur, montrant notamment que nos sociétés commencent à nourrir un problème dans leur appréhension des corps, particulièrement celui de la femme. Bien plus qu’une forme de décadence morale toute fantasmée en Occident semble surgir un nouveau puritanisme, suffisamment lâche pour laisser l’islam de conquête lutter en première ligne à sa place.

La lutte contre le port du burkini en France est fondamentale car c’est avant tout une lutte contre l’islamisation. Nos sociétés sont mises au défi par des conquérants qui ne font plus mystère de leurs intentions, refusant de s’intégrer, incapables de s’assimiler.

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