Le vient de décider que la loi sur le mariage dit « pour tous » était conforme à la Constitution. Décision prévisible, et hélas difficilement discutable juridiquement.

Toutefois, notons tout d’abord que la gauche a bien évolué depuis octobre 1981 : à l’époque, le ministre André Laignel affirmait à l’opposition qu’elle avait « juridiquement tort car elle était politiquement minoritaire ». Si la gauche est en effet actuellement majoritaire au Parlement, elle est profondément minoritaire dans le pays : l’Assemblée élue en juin 2012 ne représente plus la réalité du pays. Hollande en étant parfaitement conscient, a refusé de soumettre la Loi Taubira à un , qu’il savait perdu d’avance.

Si cette loi a été déclarée constitutionnelle, elle n’en est pas pour autant devenue légitime illico presto : elle demeure profondément contraire à la volonté générale. Le Conseil constitutionnel ne se prononce que sur la constitutionnalité d’un texte, non sur son bien-fondé. Sa décision de ce jour, pour cruciale qu’elle soit sur le plan juridique, est donc un épiphénomène politique et doit être regardée comme tel.

Le vrai enjeu pour le pays réel, c’est d’abord le 26 mai : renvoyons Hollande à ses déclarations de 2006 quand il exigeait l’abrogation de la loi relative au CPE : « Quand il y a des milliers et des milliers de citoyens, ou moins jeunes, quand toutes les organisations syndicales, représentées sans exception, quand de nombreuses associations d’ et de parents d’élèves, sont aussi mobilisés, à quoi sert d’attendre la prochaine  ? » Comment, dans une démocratie, un dirigeant peut-il à ce point mépriser son peuple et ignorer une mobilisation qui dure depuis six mois et s’intensifie ? Comment ce pleutre qui cède aux injonctions des eurocrates de Bruxelles, aux moindres caprices de sa compagne, et serait incapable de calmer un chahut dans une classe de maternelle moyenne section peut-il continuer à nous défier ? Tout simplement parce que, depuis 30 ans, la gauche est l’otage de la dictature des minorités agissantes, ces groupuscules subventionnés que le peuple exècre.

J’ai récemment informé les lecteurs de Boulevard Voltaire des agissements d’un certain Canfin, sous-ministre vert : celui-ci refuse ostensiblement l’application d’une partie des lois de la . Qu’à cela ne tienne : désobéissons à notre tour ! Pour cela, agissons auprès des , élus de proximité, en campagne pour les de 2014 : ceux-ci doivent être en première ligne de la résistance démocratique à cette réforme inique, en refusant d’appliquer la Loi Taubira. Ils trouveront ici de quoi les aider utilement.

Quant à ceux qui préfèreront être les complices des minorités agissantes et de Mme Taubira, qu’ils sachent qu’au moment de déposer notre bulletin dans l’urne en mars 2014, nous nous en souviendrons.

17 mai 2013

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