Editoriaux - Santé - 10 avril 2013

Concours de crachats ce soir à Barcelone !

Mercredi 10 avril 2013 — 20 h 45 : sur la pelouse catalane du Camp Nou et dans le cadre du match retour du quart de finale de la Ligue des champions, les glavioteurs espagnols de Barcelone rencontrent les glavioteurs parisiens du Qatar !

Grande démonstration d’élégance masculine en perspective ! Je ne parle pas des tenues ridicules et bariolées, ni des gestes déplacés (fausses chutes, vrais crocs-en-jambe, petites « mains de Dieu », etc.), mais de cette sale habitude qu’ont prise les foutebôleurs professionnels depuis quelques années de cracher à tort et à travers, sitôt qu’une caméra se pose sur eux…

On me dira que je fais preuve de mauvais esprit… Il est vrai que j’ai parfois du mal à me tenir quand, zappant au petit bonheur depuis mon fauteuil de téléspectateur, je me prends un crachat dans les yeux.

Mais, sitôt remise de son haut-le-cœur, ma raison vient au secours de nos sauvageons : pourquoi accabler nos pauvres “voyous” du ballon rond, quand leurs cousins éloignés, prétendument “gentlemen” de l’Ovalie, devenus starlettes épilées et huilées pour libidos égarées, se sont mis eux aussi à honorer leurs aficionados du spectacle de leurs déjections buccales… Jusqu’aux ex-aristocrates de la petite baballe jaune, qui, de leur côté, n’hésitent plus à humidifier eux-mêmes la terre battue sur laquelle ils s’activent…

Et puis qui sait si cette sale habitude, loin d’être le signe manifeste d’un mépris total vis-à-vis du plus élémentaire savoir-vivre, comme du plus élémentaire public, ne relève pas, en ce qui concerne nos champions, d’un simple problème de santé, bien indépendant de leur volonté, transformant d’écœurants coupables en innocentes victimes ?

Qui sait si cette hypersalivation — cette hypersialorrhée comme disent les « cuisiniers » chargés aujourd’hui d’améliorer l’ordinaire de nos champions — ne désigne rien d’autre qu’un effet secondaire indésirable de toutes ces substances incongrues que nos malheureux champions se voient aujourd’hui obligés d’ingurgiter, bien à leur corps défendant, s’ils veulent avoir une chance, un jour, de disputer, que sais-je ? un quart de finale de la Ligue des champions par exemple ?

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