« Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la Justice » (Montesquieu).

Ces mots résonnent d’une façon particulièrement forte, à l’heure où la loi d’Emmanuel Macron sur le passe sanitaire imposé aux activités du quotidien est soumise à l’approbation du Conseil constitutionnel.

Nul n’aurait pu imaginer, il y a encore quelques mois, qu’une sorte de « prise d’otages » des Français pourrait se produire, même si certains indices pouvaient laisser supposer que le chef de l’État ne s’arrêterait pas là dans sa marche forcée vers une emprise sur la vie des citoyens, et ce, sous couvert de « protection sanitaire ».

La stratégie politique a été pensée de longue date, et s’est mise en œuvre, progressivement, par effet de cliquet, avec quelques pauses, voire certains reculs provisoires dans l’échéancier, provoquant temporairement un sursaut d’oxygène ou d’espoir de courte durée dans la population.

C’est ainsi que le masque qui, au départ, ne servait à rien, selon le ministre de la Santé Olivier Véran, est devenu obligatoire dans l’espace public en seulement quelques mois. Tout le monde s’est senti piégé, maintenu en état de sujétion et de responsabilité individuelle et collective face à un virus sournois. Si le mal s’amplifiait, c’était évidemment la faute des Français qui ne respectent pas les gestes barrières. Si la vague refluait, c’était grâce à la stratégie sanitaire du gouvernement, selon la règle du « face je gagne, pile tu perds » appliqué avec minutie.

Dans les deux cas, les Français étaient bernés, soumis à un conditionnement pesant, anxiogène, étendu à tous les aspects de leur vie. La pression était maintenue constamment, y compris dans les épisodes de « confinement allégé », puisque l’on faisait peser sur les Français la menace constante d’une rechute dont ils seraient naturellement responsables.

L’allocution d’Emmanuel Macron fut un beau coup de bluff : par la menace d’une obligation vaccinale imposée dans des temps très courts et inapplicable en l’état, il a ainsi poussé vers les centres de vaccination un grand nombre de Français qui ont simplement agi par peur : peur de ne plus pouvoir circuler librement, se divertir et même se soigner. Le pari a réussi, il a ainsi conduit une partie du troupeau où il voulait qu’il aille, simplement en les prenant à la gorge.

Mais le pire est que ces Français qui ont consenti à cette vaccination imposée l’ont fait en état convaincus d’être des citoyens responsables. La communication a bien fonctionné : Emmanuel Macron s’est débrouillé pour que nous soyons consentants à l’esclavage.

Une internaute « conscientisée » grâce à Emmanuel Macron déclarait : « Je me vaccine pour rester libre » : celle-ci ne réalisait pas que, faisant cela, elle devenait au contraire une esclave, esclave d’un décret, et, comme tous les autres, elle serait soumise aux mêmes flicages, aux mêmes obligations, y compris celle de porter un masque comme tout le monde…

Mais la propagande sur le passe sanitaire n’a pas atteint toute la population française, heureusement.

Le mouvement qui s’est amorcé en France a mobilisé des dizaines de milliers de personnes partout en France, et ce, en plein été. À Nice, ils étaient plusieurs milliers à scander le mot « liberté », ce mot si précieux et si malmené aujourd’hui qu’il en est devenu l’emblème même de la protestation.

5 août 2021

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