Pas moins de 30.000 spectateurs, addicts de ces grandes envolées téméraires que sont BD, jeux virtuels, plaisirs à tout crin, étaient attendus pour le festival Comic Con à la Villette le week-end dernier.

Encore un pèlerinage tranquille, une communion festive, une démonstration moderne, preuves s’il en était qui traduisent une douillette, multiculturelle, blindée en assistanat et redoutable en infantilisation.

À cela, rajoutons les réunions de loisirs tels que les spectacles de voile, autos, neige, ballons, trottinettes, concerts rave et défilés gay.

Bref, les papillons jouisseurs sont attirés par les lueurs, du bon temps, des jeux, du farniente, sans entrave ni contrepartie d’efforts. À tous les 30 heures par semaine et une retraite bien méritée à 50 ans !

Sur ces clichés abondamment à l’affiche des et penseurs de pacotille, on serait tenté de croire que les Français sont des risque-tout, des aventuriers, des responsables, des super-héros de films… Hélas, ils ne reflètent que l’air du temps du XXIe siècle !

Ils déplorent des bacs difficiles, l’apprentissage du latin et du grec, mais implorent des situations et des diplômes porteurs d’emplois. Ils jouissent aux risques créés par les jeux vidéo, sous des balles numériques, mais rechignent à revêtir l’uniforme militaire, sous des balles en métal.

Ils défient le terrible noir de Dark Vador mais se couchent devant Barbe noire, l’imam de la mosquée du coin. Subissant vols, viols, violences, dégâts matériels, humiliations, ils défilent en silence, larmoyants, de drapeaux blancs en marches blanches.

Ils jouent des boulons sur les barricades ZAD mais pleurnichent à longueur de temps sur le pauvre combattant tombé à Sivens. Trois quarts des étudiants préfèrent le haut risque de la fonction publique que le long fleuve tranquille de l’emploi dans le privé. Dans les manifs scolaires, ils se font dépouiller sans broncher mais, vaillants, battent en retraite devant les battes des banlieusards.

Se faisant mitrailler à , ils défilent en groupes, super protégés, dans des rues hautement sécurisées, au son des lamentations et des larmes de l’urgentiste Patrice Pelloux et consorts. Enfin, hautement favorables à plus d’invasion migratoire, ils se font rarissimes en promeneurs curieux dans les zones sensibles.

En réalité, pour beaucoup de jeunes, de moins jeunes, de politiques, ils ont du courage à revendre et des effets de bravoure en veux-tu en voilà, dès lors qu’il n’y a aucun danger alentour. Finalement, plus leurs paroles sont viriles, plus leurs actes sont faiblards. Ainsi va notre monde d’aujourd’hui : autres temps, autre mœurs !

Mais fais-je sans doute partie d’un monde passéiste, rétrograde, non moderne… Un fieffé réac, comme ils disent !

27 octobre 2015

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.