C’est l’histoire d’un homme présidant une Assemblée pondant des lois et qui, alors qu’il veut gérer l’Île-de-France, se fait taper sur les doigts par la chambre régionale des comptes (CRC)… d’Île-de-France - eh oui - pour avoir jonglé avec d’autres lois alors qu’il présidait un simple département. C’est la poule qui pond des œufs pour les autres alors qu’autrefois, pour elle, elle s’asseyait dessus…

Le parcours de Claude Bartolone (PS) est semé d’embauches, un des reproches de cette CRC - fille de la… Cour des comptes ! - sur sa présidence (2008-2012) du conseil général de Seine-Saint-Denis ! Trop de fonctionnaires, largesses dans le recrutement, temps de travail inférieurs à la législation, avancements du genre « copain-copain »… Beau bilan pour celui qui, à son arrivée à la tête du « 9-3 », avait promis de faire entrer ce département dans le XXIe siècle. Mais quel de siècle ? Pas celui des Lumières !

Dès « perché » à l’Assemblée nationale (2012), pas fou, au fauteuil du 9-3, il a fait élire celui qui l’a le mieux épaulé lors de son ère sancto-dionysienne : son… premier vice-président, M. Stéphane Troussel, qui, ainsi, serait le… dernier à critiquer sa gestion. Mais ce rempart n’a pas empêché la CRC de mettre son nez dans les comptes et de savourer les contes de cette époque « bartolonesque ». La vilaine les qualifie de « peu transparents », les embauches d’« irrégulières », la gestion du personnel de « trop coûteuse »

Et c’est cet élu qui a fondu de son perchoir doré pour empoigner manu fortissimo le col du veston de M. Huchon pour le détrôner ! Ce fut le coup d’éclat naboléonien du « Dis-lui : pas d’primaire ! »

La CRC a ainsi donné raison à M. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, lui-même tête de liste en Île-de-France qui, en mai, s’inquiétait du coup de force de « Bartoleoné » : « M. Bartolone a été président du conseil général de la Seine-Saint-Denis, alors si on veut que toute l'Île-de-France ressemble à la Seine-Saint-Denis, on prend Bartolone ! »

Et que répondent MM. Bartolone et Troussel dans leur lettre à la CRC ? Que leurs finances ont subi un « effet ciseaux » entre « des sociales obligatoires en forte hausse » - Ah bon, dans « le 9-3 » ? Et pour quelles raisons ? - et des « recettes qui se raréfient ». Leur département est, se plaignent-ils, « le plus jeune et le plus pauvre de France métropolitaine… » À qui la faute ? Et d’évoquer « les différents combats politiques » dont « la question des étrangers ». Ah bon, il y en a dans "le 9-3" ? Pour eux, un budget est « un acte éminemment politique », d’ailleurs celui de 2010 (donc sous… M. Sarkozy) était tout simplement « un budget de révolte ». Bref, c’est le déni…

Hier, M. Bartolone déclarait : « Les Guignols, faut les sauver ! » De qui parlait-il ?

En 2014, il… pondait un flop - malgré les dithyrambes médiatiques - au titre évocateur : Je ne me tairai plus. Chiche, M. Bartolone : contez-nous vos comptes merveilleux du temps de la saine Saint-Déni…

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3 juillet 2015

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