Editoriaux - Politique - 24 mars 2015

Circulation alternée des deux-roues : la chasse aux voix vertes est ouverte !

En fin de semaine dernière, il paraît que l’air était pollué au-dessus de la capitale, pollué par des particules, dixit le communiqué de la préfecture de police.

Cela nous a permis d’assister à un crêpage de chignon en règle entre le ministre de l’Environnement et le maire de Paris. Tous ceux qui affirmaient que, lorsque les femmes feraient de la politique, elles la feraient autrement y ont peut-être trouvé confirmation de leur intuition ; moi pas.

Mais je voudrais vous parler des deux-roues, parce que figurez-vous que les deux-roues motorisés étaient concernés aussi, enfin, tous ceux qui sont immatriculés.

Pourtant, on nous dit et on nous répète que les particules fines sont émises par les moteurs diesel. Or, il n’y a pas de deux-roues diesel (en tout cas, à ma connaissance). Il y a donc, là, une première raison de ne pas interdire la circulation des deux-roues.

De plus, la circulation des voitures avec au moins trois personnes à bord était autorisée, diesel ou pas. Donc, une voiture (environ 1.200 kg) même diesel, avec trois personnes, oui, un deux-roues à essence (environ 200 kg) avec une personne à bord, non. Il y a comme une anomalie, non ? C’est, là, une deuxième raison de laisser circuler les deux-roues.

L’idée qui sous-tendait la mise en place de la circulation alternée n’était donc absolument pas de faire baisser la pollution, mais de punir, de contraindre, de mettre en œuvre les idées prônées par les Verts : covoiturage, ville sans moteurs thermiques… La chasse aux voix vertes par un gouvernement aux abois passe sans vergogne aucune par la coercition. Même la flamboyante Ségolène en percevait l’incongruité.

Et, la majorité des gens qui roulent dans Paris venant des communes avoisinantes, l’opération était sans risque pour le maire de Paris.

Martin Peltier racontait, il y a quelques jours, citant Plutarque, que les éphores arrivant au pouvoir faisaient proclamer par le héraut que les citoyens devaient se raser la moustache, obtenant ainsi leur obéissance dans les petites choses pour s’en assurer dans les grandes.

Comme on demande à un cheval de céder dans la nuque, s’assurant ainsi de sa soumission.

Il est temps de relever la tête : les Verts prônent la désobéissance civile depuis des décennies, à nous de nous en emparer !

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