C’est un sujet qu’on aborde toujours avec une certaine gêne dans notre pays, ce qui ne manque pas d’étonner nos voisins. La persécution des chrétiens dans est pourtant une réalité qui, bien qu’on en parle peu, présente un caractère assez effrayant. Mais, dans notre société qui prêche le padamalgam à longueur de journée, évoquer la question renvoie inévitablement aux auteurs de ces crimes qui, sans surprise, sont issus pour l’essentiel des deux grands totalitarismes contemporains : l’islam et le communisme.

Le Figaro consacre deux articles au sujet. On y apprend en premier lieu que le nombre de chrétiens tués dans en 2016 est en très forte baisse par rapport à 2015. En cause, les victoires remportées sur divers groupes islamiques, et notamment Boko Haram au Nigeria, qui remporte néanmoins la palme du nombre de chrétiens assassinés, avec 695 personnes tuées. Manière de souligner, en creux, l’étroite corrélation entre islamisme et persécutions. Dans l’ensemble du monde musulman, les chrétiens – quelle que soit leur confession — sont persécutés. Au Pakistan, dont on connaît les méthodes à l’encontre des non-musulmans, ce sont 76 personnes qui ont été tuées, dont 72 le jour de Pâques, par des talibans pakistanais. En Syrie, en Somalie, en Afghanistan, il n’est pas exceptionnel qu’un chrétien soit tué à cause de sa religion.

Et, dans le palmarès des pays où on les tue, apparaît le Mexique. Non en raison d’une résurgence des Cristeros, mais parce qu’ils se sont élevés contre la criminalité organisée et les cartels de la drogue.

Les pays communistes ne sont pas en reste, bien entendu. On manque de données à propos de la Corée du Nord, tout en sachant que les chrétiens — autrefois nombreux à Pyongyang — y sont systématiquement envoyés en camp de travail, d’où ils ne reviennent jamais. Mais dans l’ensemble des pays qui vivent toujours sous la férule du parti unique, notamment en du Sud-Est (Chine, Vietnam, Laos), sans oublier Cuba, la situation des chrétiens est également très préoccupante : leur liberté de croire et de pratiquer leur religion est, au mieux, étroitement encadrée, au pire, sévèrement réprimée.

Enfin, l’Inde est une des étoiles montantes des nations christianophobes. Et cela semble plus le fait des hindous que des musulmans. Les chrétiens y sont également considérés comme une population ne méritant pas les mêmes droits que les autres, dans une société encore très hiérarchisée.

Le Figaro ne cite pas la France. Pourtant, c’est bien chez nous qu’un prêtre a été assassiné par un musulman en haine de la foi.

À côté de cela, les actes de profanation commis dans nos églises semblent bien peu de chose. Nous ne risquons pas notre vie en allant à la messe. Mais, compte tenu de la situation des chrétiens dans le monde, qui en fait la catégorie religieuse la plus persécutée de la planète, le régime de Paris devrait prendre conscience de la gravité de ces faits toujours sous-estimés, relativisés. À force de mépriser ces chrétiens qui, en tant que tels, ne font de mal à personne, on finira par considérer comme normal qu’ils soient discriminés sur les terres qui leur doivent une où prime le respect de la personne humaine. Ce qui n’existe nulle par ailleurs. Prenons garde à ces phénomènes rampants : ils sont souvent annonciateurs de véritables persécutions à venir. 215 millions de terriens en témoignent.

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11 janvier 2017

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