Contacté par Le Point dimanche dernier, l’entourage de a fait part de sa possible candidature, qui est dans les tuyaux depuis plusieurs mois.

Il avait exprimé des réticences tenant à la cruauté du combat politique. Cette fois-ci, pas question de revivre l’épouvantable primaire écologiste de 2011 qui l’avait vu perdre face à Eva Joly. Un « traumatisme » dont il tire une leçon : surtout ne plus dépendre des états-majors des partis. Selon nos informations, l’écologiste préféré des Français irait donc directement chercher les 500 signatures pour se présenter au premier tour de la présidentielle.

L’obstacle, c’est François Hollande, fin stratège qui (comme pour d’autres écologistes dorénavant au gouvernement) avait placé l’ex-animateur télé millionnaire (“Ushuaïa”, TF1) à un éminent poste : “conseiller et envoyé spécial pour la protection de la planète” aux quatre coins du monde, gage du succès de la COP21 en France.

Si le Hulot se présente à la candidature des prochaines présidentielles, cela se fera en lieu et place de la revêche Cécile Duflop’… et elle le soutiendra grandement ! Toujours selon ses fervents soutiens, il ne participera pas à la “primaire citoyenne de la gauche” connue sous le nom de la “Belle Alliance Populaire” qui rassemble le PS, les radicaux de gauche et les écologistes de l’UDE de Jean-Vincent Placé ! Mais, cette fois-ci, tiendra-t-il le coup face aux critiques, aux attaques, aux peaux de banane récurrentes lors de ces campagnes politiques acharnées ? Si oui, les écolos ont un coup à jouer pour le futur. Si oui, l’écologie politique émergera enfin en France des tréfonds de l’impopularité et de l’ignorance où elle est actuellement cantonnée. Est-ce le succès du candidat autrichien devenu président qui fait rêver les Verts d’un succès similaire dans notre pays en retard sur de nombreux sujets environnementaux ?

À terme, une Ségolène le soutiendra-t-elle ?

Que vaudra-t-il face à un certain Mélenchon, qui fait tout en ce moment pour attirer à lui les défenseurs de la nature ?

L’animateur-aventurier ira-t-il jusqu’au bout et ne se rétractera-t-il pas, tel un Jean-Louis Borloo en 2012 ?

Mais Nicolas Hulot, bien que cachant encore son souhait, après mûre réflexion, a bel et bien pris sa décision : défendre lui-même ses idées à la présidentielle en 2017. Dans un entretien récemment accordé à Libération, il avait indiqué qu’il annoncerait sa décision à l’automne et, qui sait, peut-être avant. Rappelons q’un sondage d’avril lui prêtait 9 à 11 % des intentions de vote (selon Harris Interactive pour le JDD).

À ce jour, cette décision n’est assurément presque plus verte, nous attendons prochainement avec impatience un choix réellement mûri… et, bien sûr, des millions d’écolos espèrent encore de voir notre pays affirmer une réelle politique de gouvernement à l’attention de la planète… Mais attention à ce que le fruit ne soit pas devenu blet !

À lire aussi

Loi Taubira, trois ans déjà !

Nous montrerons à tous ces candidats à la Présidence que le débat est toujours en nos cœur…