On a entendu et vu des choses étonnantes en une semaine. Il faut des événements traumatisants pour que certaines vérités cachées soient révélées. Passage en revue.

Je passe sur l’impossibilité de nommer l’ennemi islamiste, sur les dispositifs visant à nier que l’invasion migratoire nous mène au chaos. Quant à ceux qui susurrent que nous l’avons bien cherché, que c’est bien fait pour nous, j’y consacrerai un article complet.

Ne m’appelez plus jamais France. Révélateur, dans la bouche de Hollande ou Cazeneuve, ce n’est plus la France que l’on défend, pour la simple raison qu’une fraction de ceux qui y vivent ont fait sécession, mais une hors-sol, multireligieuse et multiculturelle, prétendument unie et indivisible, en fait une pure fiction.

Moi, moi, moi sur la photo. Par douleur ou par calcul, par besoin de communier ou de s’afficher, on a vu la Socialie au complet devant le Bataclan : Hollande, Valls, Cazeneuve, Bartolone, Hidalgo, et même la Taubira se hissant du col pour qu’on la voie.

La faute aux autres ? L’insistance, pire qu’en janvier, à faire croire à l’agression d’une “puissance étrangère” ou mettre en cause l’Union européenne, pour minorer la responsabilité du gouvernement et l’échec de nos services à prévenir les attentats. Les terroristes étaient bien francais, quand bien même de papiers, ils ont agi de leur propre initiative, les armes étaient sur place, ils n’ont eu qu’à choisir leurs cibles et tirer dans le tas.

L’ennemi de l’intérieur. Depuis 2005, nos gouvernements vivent dans la terreur de l’embrasement des , prolégomènes à la guerre civile. et justice sont désarmées pour éviter les “provocations” et les bavures, tandis que l’argent et le salafisme venus du Qatar et de l’Arabie servent à acheter la paix sociale et chaperonner la jeunesse musulmane.

Islamophobie ? Ironie cruelle pour la gogauche de type Todd et Mediapart, les ne sont manifestement pas d’accord avec eux. Plutot que de s’attaquer aux supposés islamophobes, ils ciblent les 10e et 11e arrondissements, les plus bobos et ouverts à la de Paris, là où le FN fait ses scores les plus faibles.

Des “hybrides”, sans repères ni racines. Ce est composite. L’idéologie islamiste s’empare de paumés déculturés et en quête de réification identitaire, des irrécupérables dès lors que “la n’est rien pour eux”.

Oumma contre Occident. Les mêmes qui récusent le clash des civilisations présentent l’islam comme un bloc face à l’Occident, oubliant que les musulmans s’entretuent depuis 1.400 ans sans notre aide, que “l’agression” occidentale, maladroite ou imbécile, n’est souvent qu’un prétexte, et de toute façon postérieure à la réislamisation de l’ensemble du monde musulman, et sans objet tant en Chine, en Algérie, en Indonésie qu’au Yémen.

Le désarmement moral. On a vu des passants et leurs enfants devant les lieux des attentats opposer fleurs et chansons aux kalachnikov et explosifs des islamistes. Pour faire la guerre, il faut un peuple qui y consent. Aux pacifistes célébrant la douce France en 1938 ont succédé en 2015 les babtous fragiles accrochés à leur confort et leur bonheur petit-bourgeois.

La une de Charlie Hebdo – “Ils ont les armes, nous avons le champagne” – résume une situation que Philippe Muray, dans Ces chers djihadistes, avait déjà saisie : “Nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts.” Nous sommes nos propres kamikazes.

23 novembre 2015

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