Euro Disney se serait donc rendu coupable d’un crime affreux, je dirais même plus, le crime suprême en ce début de siècle : vouloir recruter des employés de « nationalité européenne » en Europe ! Avouez qu’une telle audace, ça fait froid dans le dos ! L’annonce avait paru dans la presse en 2006. Oui, chez Mickey, on veut plus de « Whites » ou de « Blancos », comme dirait l’ami Manu.

Heureusement, dès février 2007, nos vaillants chevaliers des temps modernes, le blason SOS plaqué sur le bouclier, ont réagi à l’ombre du château maléfique : ils ont, d’un coup d’épée, déposé plainte « pour discrimination à l’embauche en raison de la nationalité » auprès du parquet de Meaux. L’affaire sera donc jugée en correctionnelle… sept ans après ces odieux messages discriminatoires.

Pensez donc, voudrait-on freiner l’apport de la diversité au monde féerique de Walt Disney ? Certains grincheux diront que l’afflux d’employés venus du 93 ne fait pas rêver les gosses… Et puis, ce bon vieux Walt – ne l’oublions pas – n’était pas vraiment un gauchiste forcené ! En 2009, déjà, SOS accusait le parc d’attractions d’utiliser des fichiers de statistiques raciales pour cibler les recrutements…

Évidemment, dans la petite annonce où étaient proposés des contrats à durée déterminée à des danseurs, jongleurs, marionnettistes et échassiers pour les parades, Euro Disney avait pris la précaution de parler de « nationalité européenne » et n’avait pas été, même si on a compris la démarche, jusqu’à aller préciser « de race blanche »

Forcément, oser choisir des gens du cru, c’est nauséabond, et pour Samuel Thomas, vice-président de la Fédération nationale des maisons des potes (partie civile dans cette affaire depuis 2012), ces méthodes sont « illégales et révèlent la volonté de Disney de diminuer sa part de salariés non européens, en particulier d’origine maghrébine et africaine, pour mieux correspondre à sa clientèle principalement européenne […] ». SOS a, pour sa part, communiqué : « Cette annonce nous laisse espérer que la saura prendre la décision qui s’impose face à ce qui pourrait constituer une discrimination à l’embauche de très grande ampleur. »

Tout cela pose quand même problème car, si Euro Disney est condamné, la boîte de Pandore antiraciste va nous péter en pleine figure : un cinéaste qui tourne sur Jeanne d’Arc ou sur Louis XIV sera-t-il, dès lors, obligé de recruter des acteurs de couleur, en dépit de toute vraisemblance historique ? Cela fera jurisprudence, et les associations haineuses et procédurières, dont le but caché est de modifier jusqu’à notre passé, remporteront alors une victoire décisive. Jamel Debbouze en Bonaparte, vous imaginez ?

20 mars 2014

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