Accueil Editoriaux Chaud, chaud, chaud, le printemps sera chaud !
Editoriaux - Histoire - Politique - 14 avril 2013

Chaud, chaud, chaud, le printemps sera chaud !

Vous avez remarqué, comme actuellement les socialistes font assaut de pauvreté ? C’est à qui étalera mieux la misère. À les écouter, ils ont pris un emprunt sur 30 ans pour acheter leur brosse à dent électrique… Pour un peu, on retournerait nos poches pour leur filer deux balles et un ticket restaurant, histoire qu’ils puissent rester propres et dignes, scuzez-moi messieurs dames de vous déranger !

Mais je confirme, ils ne sont pas riches. Question neurones, notamment, ils sont irréprochables. On ne risque pas d’ouvrir un compte en Suisse avec leur matière grise, l’Impôt sur les Grandes Intelligences, ce n’est pas pour demain : les regarder gérer cette affaire de la Manif pour tous vaut le détour.

À son arrivée au conseil national du PS, Jean-Marc Ayrault, évoquant la manifestation qui a suivi le vote au Sénat vendredi et les incidents avec les forces de l’ordre qui l’ont émaillée, a déclaré sentencieusement que l’opposition était « otage de ses forces les plus réactionnaires ». Il a appelé « du fond du cœur » (sic) les responsables de l’UMP à ne pas se laisser « entraîner, comme ils le font, dans la voie de la radicalisation qui serait dangereuse pour la République ». Des responsables qui se laisseraient « diriger par une Mme Barjot » et par une « Mme Boutin » qui « profère les pires menaces sur la démocratie et la République ». Harlem Désir, premier secrétaire du PS, a quant à lui parlé de « groupes fanatisés, de groupes fascisants, devant être fermement condamnés ». Il faut se rendre à l’évidence, hein ? Ils n’ont décidément rien compris.

Inutile, chers messieurs, de placer vos espoirs dans un « sursaut » de l’UMP. Pour la simple raison que, nonobstant la participation active de certains de ses membres, il ne dirige en rien l’affaire. Consigne de vote en la matière n’a d’ailleurs jamais été donnée à ses parlementaires. Ce que vous avez face à vous n’est pas un parti, avec lequel vous pourriez trouver à la rigueur un petit arrangement entre amis, mais la rue, rien que la rue.

Dans le genre « pires menaces sur la démocratie et la République », Boutin et Barjot, c’était vraiment une trouvaille. On a super peur, la France frémit. Presque aussi convaincant que les « groupes fascisants ». Harlem Désir, voyez-vous, c’est la Julie Pietri de la politique : il a fait un tube il y a trente ans et, depuis, il rechante toujours son vieux truc. Sauf que Ève lève-toi, c’est sympa dans les karaokés, alors que lui avec ses groupes fascisants, il gonfle tout le monde. Trouve autre chose, bon sang, sinon tes copains vont finir par te coller dans une maison de retraite !

Oui, la tension monte. Oui, la radicalisation serait dangereuse. Oui, il y a des groupes fanatisés. Mais pas là où ils disent. Parce qu’alors qu’on entend urbi et orbi je ne sais quel député se plaindre d’avoir été réveillé par des livreurs de croissants en sweat-shirt rose dès potron-minet, qui s’inquiète des menaces que subissent les enfants de Frigide Barjot ? Qui s’inquiète de ces messages de joie qui circulent sur tweeter à la suite de l’agression à l’arme blanche du jeune étudiant Samuel Lafont, bien connu pour son engagement dans la Manif pour tous ? (Samuel Lafont avait d’ailleurs été menacé, même si, pour le moment, aucun lien n’a pu être établi entre ces menaces et son agression).

Oui, il y a des responsables. Ceux qui tentent obstinément, sourdement, sournoisement, de faire passer leur loi à la sauvette, par une petite porte dérobée, ni vu ni connu, comme Ayrault a quitté ce conseil national du PS pour échapper aux salariés de PSA Aulnay venus exprimer leur colère.

Et à Matignon, est-ce qu’il y a aussi des petites portes dérobées ? La semaine prochaine risque d’être un peu chaude…

À lire aussi

La France que l’on verrouille et la France que l’on redoute

Le virus, qui s’étend très vite, s’appelle communautarisme, couve depuis de nombreuses ann…