Alors que chez nous, Fabius et Mélenchon veulent interdire l’expression «  », la Suisse et l’ ont décidé d’interdire tout ce qui, de près ou de loin, s’apparente à un quelconque soutien à l’État islamique sur leur territoire. Sont notamment poursuivis par la loi le recrutement de combattants pour le djihad ainsi que l’utilisation en public de signes et symboles de l’EI, tout comme les activités de financement de cette organisation.

Chez nos voisins allemands, il y avait urgence : à Hambourg, des Kurdes, qui manifestaient cette semaine contre l’État islamique, ont été attaqués à coups de machette et de couteau par des salafistes, ceux-là mêmes qui s’étaient déjà distingués à Wuppertal par des rondes nocturnes de la « Sharia Polizei ».

Chez nos voisins helvétiques, après plusieurs rapports signalant la présence en Suisse de djihadistes, le Conseil fédéral vient de promulguer, à son tour, une ordonnance interdisant tout ce qui ferait référence à l’État islamique. Plus loin de nous, le Premier ministre australien Tony Abbott a décidé cette semaine de suspendre les délivrances de visa aux imams radicaux afin de leur interdire l’entrée en . Mieux vaut prévenir que guérir !

Enfin, une fois n’est pas coutume, la française s’est voulue exemplaire cette semaine à où elle a condamné un homme de 54 ans à six mois de prison ferme pour avoir proclamé son soutien à l’État islamique dans les locaux d’une caisse d’allocations familiales… L’homme en question, Français d’origine maghrébine, s’était « mis dans une colère noire », selon la presse locale, en apprenant que ses droits au RSA étaient revus à la baisse… Selon des témoins, il a alors crié “Vive l’État islamique, la France ne vaut rien” avant de proclamer que “chaque fois qu’un Français est décapité, je suis content”. Il aurait également menacé de revenir « avec une arme, au nom de l’ ». Jugé en comparution immédiate, le tribunal correctionnel de Strasbourg n’a pas mégoté : reconnu coupable d’« apologie publique d’un acte de » et d’« outrage », il a pris six mois ferme ! À bon entendeur…


14 octobre 2014

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