Culture - Editoriaux - Presse - Table - 4 octobre 2013

CGT : pas d’ouverture le dimanche ! Ni le vendredi ?

Je pense que parmi les 80 millions de visiteurs que la France reçoit chaque année, beaucoup viennent y satisfaire une curiosité légitime, celle de regarder vivre un pays étrange et pittoresque et une culture sociale si originale.

Les Chinois qui débarquent avec des dollars plein les poches et repartent avec des bagages griffés, gonflés de parfums et de bijoux, doivent être les plus marqués par le choc culturo-commercial français.

Pour eux, dont un slogan entendu de la bouche même d’un local est « Le Chinois se lève le matin en se demandant comment il pourra gagner plus d’argent que la veille », l’empressement des boutiquiers à baisser le rideau dès la nuit tombée doit les étonner, sinon les contrarier.

Ce grand pays au potentiel énorme et qui montre sa dynamique vient d’éditer un Guide des bonnes manières à l’étranger, destiné à promouvoir un comportement à l’occidentale auprès des touristes chinois marqués par des habitudes ancestrales peu raffinées. Est-il mentionné dans cette brochure que les Français rebutent à travailler la nuit, le dimanche et les jours fériés ?

La CGT, petite entreprise bruyante au dogmatisme irréversible et irrévocable, est en réalité le concierge vigilant des magasins et échoppes dont elle détient jalousement les clefs. Cette Confédération dite du « Travail » milite paradoxalement d’abord et surtout pour le repos. Elle affiche même dans son palmarès de grands succès, quand l’activité de certains établissements fut définitivement close, mettant tous les employés et ouvriers au répit définitif.

Rien n’est plus détestable aux chalands que ces vitrines luxueusement présentées et illuminées et qui les incitent à pousser la porte contre laquelle ils s’écrasent le nez ! Il serait par conséquent logique de ne pas attirer avec des lucioles séduisantes les papillons crédules, et en même temps cohérent et bénéfique à l’écologie d’éteindre enseignes et publicités dès les heures obligées de fermeture. Voilà une belle occasion d’une résistance pacifique des magasins, hostiles à ces obligations nuisibles en période de marasme économique.

Parfois, à bout d’arguments, ces syndicalistes de tout poil rouge avancent même la nécessité du repos en famille, le dimanche, indispensable à la cohésion et à la convivialité familiales. Tout juste s’ils ne manient pas le goupillon en forme de fouet !

Demain, pour pérenniser leur funeste fonds de commerce à la clientèle de plus en plus réticente et rare, ils seront sûrement tentés d’entendre, de relayer et d’amplifier d’autres voix qui réclameront la relâche du vendredi…

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