Je n’en peux plus. Comme beaucoup d’entre vous, j’en suis sûre. Chaque jour ou presque, une déclaration, une prise de position, un slogan me déchirent les entrailles. C’est qui me lance au visage : « Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » Vous avez bien lu…

Mais ce méchant homme – on se souvient de la bile qu’il déversa sur le Téléthon – n’est pas seul. Elisabeth Badinter vole à son secours. Avec ses mots à elle, mais qu’est-ce que ça change ? Elle trouve, elle aussi, qu’on ne va assez loin avec le mariage gay, l’ gay, la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes. Elle voudrait qu’on légalise la gestation pour autrui. Et a même dégoté une « gestatrice » pour expliquer : « A part ma propre famille, rien ne m’a autant valorisée dans ma vie. » Je préfère ne rien savoir de sa vie…

Mais il y a pire encore. Cette affiche brandie par un gamin lors de la manif pour le mariage homo. Avec ce slogan qui me répugne : « Bite dans le cul ou pas, on veut l’égalité des droits. » Ça me rend malade pour ce gamin qui voit s’esclaffer les hommes autour de lui. À croire que certains n’aiment les enfants que dans leur lit.

Il y a quelques semaines, c’était qui voulait absolument que les instituteurs et institutrices expliquent à nos gosses que le roi machin était homo et que le poète truc n’aimait que les garçons. Et elle ne s’arrête pas là : il lui faut gommer les différences entre petites filles et petits garçons. Fini le rose et le bleu, tout cela n’est qu’une façon d’imposer, de hiérarchiser, de discriminer. Une d’éducation, rien de plus. Pourtant, quand je regarde mes enfants, ces différences sautent aux yeux. Et même avant leur naissance, si vous voulez tout savoir !

Ce sera ensuite le rapport Sicard sur la fin de vie. « Une pratique glaçante d’effroi » explique ce professeur mais qui, jouant sur les mots, propose qu’un médecin puisse… « accélérer la survenue de [la] » et envisage même un « suicide assisté » ! C’est vrai, le mot « » n’est jamais prononcé – pas plus que dans les 60 propositions de François Hollande, ce « louvoyeur » professionnel – mais quelle importance ? C’est tout un fragile équilibre, que l’on doit à la Loi Leonetti, qui est mis à mal. On bouscule, on renverse sans aucun souci de l’autre.

Mais où vont-ils s’arrêter ? De la nature, ils se moquent. De notre histoire, ils se moquent. De nos sentiments, ils se moquent. De tout ce à quoi nous croyons, ils se moquent. Ils jouent aux apprentis sorciers. Mais avec nos enfants. Avec nos aînés. Avec nos vies. Il ne faut pas les laisser faire. Je ne sais pas vous mais, moi, je serai dans la rue le 13 janvier. Pour commencer.

26 décembre 2012

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