Pour justifier le flot continu d’ vers la France ces dernières décennies, on nous raconte que ces immigrants font les boulots que les Français refusent de faire. Et l’on nous donne souvent en exemple le travail d’éboueur ou le bâtiment. Il est vrai qu’en région parisienne, ce sont souvent des gens de couleur que l’on voit accrochés derrière les camions-bennes. Mais allons faire un tour en Savoie ou dans le Cotentin, où la cohésion sociale n’est pas un vain mot, et là, on voit systématiquement les locaux « de souche » ramasser les ordures ou faire le maçon (les profs de ski travaillent souvent dans le bâtiment l’été). Les emplois dits « manuels » ne sont pas associés à l’image dégradée qu’a réussi à en donner la gauche, et chacun est fier de son travail quel qu’il soit.

Prenons un autre exemple justifiant l’accueil de migrants : l’emploi de « nounou ».

Ma belle-fille ayant eu un joli bébé l’été dernier, mon fils et elle ont embauché une nounou pour le garder à la rentrée. J’ai récemment parlé avec cette dame. Elle est née en Côte d’Ivoire, où elle a eu deux enfants. Le père ? « On est séparé. » Elle confie les enfants à sa mère pour venir travailler en France ; où elle a un enfant. Le père ? « On est séparé. » L’enfant obtient une place en crèche pour qu’elle puisse travailler, elle est « prioritaire ».

L’enfant de mon fils n’est pas admis en crèche, il n’est pas prioritaire. Il se voit donc privé d’une place de crèche prise par le bébé de la nounou qui va le garder ! N’aurait-il pas été plus logique de donner la place de crèche au bébé de mon fils, et que sa nounou reste en à élever ses deux enfants ? Pensons au coût de cette nounou, non seulement en salaire direct, mais aussi pour tous les contribuables français à travers les allocations diverses qu’elle perçoit : parent isolé, aide au logement…

Redonnons au travail manuel ses lettres de noblesse, et regardons avec clairvoyance la façon dont est utilisé notre généreux système social : peut-être constaterons-nous alors à la fois que l’ massive n’a plus de raison d’être, et que le pourrait bien baisser…

6 mars 2015

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