Culture - Editoriaux - Justice - Politique - 17 décembre 2015

Le cas du soldat Bartolone

La France est enfermée dans la « cage aux phobes », prisonnière de mots piégés par les idéologues de gauche. Ces derniers ont investi le pouvoir après avoir conquis les esprits et les cœurs. La justice sociale contre l’ordre. La générosité contre le réalisme. Le progrès contre la tradition. Tout est faux dans ce jeu de rôles. Jusqu’à quand le supporterons-nous ? Quand la droite se décidera-t-elle à dénoncer les postures et à renverser les statues des icônes de ces valeurs républicaines vides de sens, comme on fit tomber celle de Lénine lors de l’effondrement de l’empire soviétique ?

Une illustration de ce paradoxe nous est donnée par le « cas Bartolone ». Il a eu le culot et l’indécence d’utiliser le mot banni de race pour discréditer son adversaire. Il a utilisé le racisme, ne se contentant pas de sa dénonciation phobique ! Ce faisant, si ce n’est la maladresse et l’outrance de son propos, il n’a fait que se servir de manière subliminale de la ficelle qui avait permis la constitution de SOS RACISME. Car comme le rappelle Philippe de Villiers, ce mouvement fut fondé sur une manipulation sémantique et idéologique ; piégeant toute la classe politique, médiatique et culturelle; sous la houlette de l’orfèvre François Mitterrand, l’illustre florentin, et de ce qu’il y avait de pire dans l’intelligentsia gauchiste de Bernard Henri Levy à Pierre Bergé. Lorsqu’on lance un SOS c’est pour défendre quelqu’un ou quelque chose. Dans notre cas, sous prétexte de lutte contre la xénophobie, il s’est agi de défendre le racisme. Paradoxe ? Non ; il fallait pouvoir stigmatiser, or pour avoir un adversaire encore faut-il qu’il existe ! Tous ces manipulateurs formés à l’école trotskyste ont besoin de la race et du racisme qu’ils dénoncent pour exister tant idéologiquement que politiquement.

Et nos énarques de droite, propres sur eux, n’y ont vu que du feu ; rongés par la rouille de la doxa droit de l’hommiste, libérale et avancée… Et en guise d’avancée, ce fut le rétropédalage permanent, les deux pieds sur le frein, par peur de la stigmatisation !
Voilà pourquoi le soldat Bartolone doit tomber ! C’est une occasion unique.

Mais ce ne sont donc pas quelques petits cris d’Orfraies qui y parviendront ; des cris poussés, non pas au nom de la transgression évidente des vraies valeurs de l’humanisme, mais de sa défaite électorale…, par une droite parlementaire qui n’a toujours rien compris. Il y a donc lieu de craindre que le soldat Bartolone restera président de l’Assemblée nationale ; à moins que pour éviter le risque d’un réveil patriote et de la curée qui pourrait en résulter, les vigiles de l’ordre moral de gauche décident de le démissionner pour cause de maladie…

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