Selon certains, les terroristes islamiques seraient sous l’empire de drogues lorsqu’ils commettent leurs exactions. Lors de l’attentat du 28 juin dernier, à Sousse en Tunisie, l’autopsie révéla, selon le Daily Mail, que l’auteur de la tuerie était sous l’empire de la « drogue des djihadistes » : le Captagon. Il faudra attendre les résultats de l’autopsie et des analyses effectuées sur les corps des terroristes du 13 novembre pour savoir si ce fut le cas à Paris.

Le Captagon, ou fénétylline, est un produit qui associe une molécule d’amphétamine et une molécule de théophylline. Il possède un effet dopant, psychique et somatique, et fut même utilisé, à faible dose, chez les enfants atteints de TDAH (troubles du déficit de l’attention et hyperactivité) il y a quelques années. Il est facile à produire, d’un très faible coût de revient et circule en grande quantité dans les pays du Moyen-Orient, tout particulièrement en Syrie.

Très récemment, les autorités turques ont saisi deux tonnes de Captagon (7,3 millions de comprimés) à proximité de la frontière syrienne. Ce n’est ni un psychotrope ni un hallucinogène, mais cette drogue augmente la vivacité psychique et la résistance à la fatigue. Initialement autorisée en France, son usage est maintenant interdit non seulement car ses effets peuvent se révéler dangereux à forte dose, mais aussi car elle possède un caractère addictif. Ce n’est pas son usage qui suscite l’envie de perpétrer des attentats, mais en augmentant la résistance à la fatigue et à la douleur, ainsi que la vigilance, elle donne sans doute à celui qui en consomme l’impression d’être tout-puissant et, pourquoi pas, indestructible.

Le Captagon n’est, bien sûr, pas vendu en pharmacie, mais il semble très facile de pouvoir s’en procurer sur divers sites Internet, où on le propose dans des conditionnements allant de 250 à 100.000 comprimés, de quoi largement satisfaire sa consommation personnelle et même en offrir à ses petits copains.

Ce type de produit (les amphétamines) fut largement utilisé autrefois dans les milieux sportifs, tout particulièrement dans le cyclisme, où nos champions n’hésitaient pas à en user et à en abuser, jusqu’à en mourir parfois. Si cet usage avait dû pousser au crime, beaucoup de nos sportifs se seraient retrouvés derrière les barreaux pour meurtre !

Ce n’est pas l’usage du Captagon par les terroristes islamiques qui entraîne la barbarie dont ils font preuve. Seule l’exaltation pathologique de leurs convictions idéologiques peut l’expliquer.

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