Des juges ont multiplié les mises en cause de policiers pour des « bavures » réelles ou supposées. Résultat : les policiers sont moralement et juridiquement désarmés, au point de se laisser griller dans leur voiture comme à Viry-Châtillon.

Les juges ont rendu impossibles (à 97 % !) les expulsions de clandestins : des juges trouvent toujours un vice de procédure pour éviter le retour au pays des envahisseurs. Pire : à Calais, des juges ont fait relâcher les coupeurs de route arrêtés !

Grâce aux juges, l’État a perdu le contrôle du territoire national. Mais dans le même temps, et toujours grâce aux juges, l’État a pris le contrôle des esprits.

Dans une décision hallucinante du 20 septembre 2016, la Cour de cassation a confirmé la condamnation pénale de l’écrivain Renaud Camus pour avoir déclaré ceci en 2010 :

« Ce n’est pas à des voyous que vous avez affaire, c’est à des soldats. Enfin si, ce sont bien des voyous, mais ces voyous sont une , le bras armé de la conquête. […] En rendant la vie impossible aux indigènes, les nouveaux venus les forcent à fuir, à évacuer le terrain […]. Ou bien, pis encore, à se soumettre sur place, à s’assimiler à eux, à se convertir à leurs mœurs, à leur , à leur façon d’habiter la terre et ses banlieues qui sont l’avenir de la terre. […] Les attaques dont font l’objet les pompiers, les policiers et même les médecins dès qu’ils s’aventurent dans les zones déjà soumises le montrent assez : c’est en termes de “territoire”, de défense du territoire et de conquête du territoire que se posent les problèmes qu’on réduit quotidiennement à des questions de , de lutte contre la délinquance. […] Chaque fois qu’un indigène est sommé de baisser le regard et de descendre du trottoir, c’est un peu plus de l’indépendance du pays et de la du peuple qui est traîné dans le caniveau. »

Renaud Camus a soutenu que ses propos n’étaient que l’expression d’une opinion relevant de sa liberté d’expression et devaient être protégés par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme. La Cour de cassation a refusé de retenir ce point de vue pourtant conforme à toute la tradition des libertés publiques en France.

Dans la foulée de cet arrêt de principe liberticide, une enquête préliminaire vient d’être ouverte pour « apologie de » (sic !) contre Éric Zemmour. Le crime de l’essayiste ? Avoir manifesté son respect pour « des gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient » dans le dernier numéro de Causeur. Cette enquête préliminaire est encore plus hallucinante. Car le respect de l’ennemi — qu’on combat par ailleurs — est une constante historique et anthropologique de la européenne. En le niant, la s’inscrit dans une démarche purement totalitaire. Et négationniste de notre . C’est Créon contre Antigone.

Les ignorants et les imbéciles croient que les juges protègent les libertés. C’est faux. Alors même que la loi pénale doit être d’interprétation restrictive, les juges en font aujourd’hui une lecture extensive. Et cela, s’agissant d’une liberté essentielle : la liberté d’expression.

De 1940 à 1944, les juges ont poursuivi avec zèle les Résistants. Des juges, aujourd’hui, sont leurs dignes héritiers : ils poursuivent avec zèle les dissidents de la pensée dominante. Ils ne rendent plus la justice « au nom du peuple français » mais pour le faire disparaître. Et abolir ses libertés.

10 octobre 2016

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