L’insurrection qui vient est un essai politique sorti en 2007. Ouvrage issu de la réflexion d’un collectif anonyme appelé “Comité invisible”, L’insurrection qui vient présentait, pour faire court, une critique radicale du monde contemporain. Selon ses auteurs, réellement révolutionnaires et viscéralement internationalistes, une insurrection serait nécessaire pour renverser un ordre établi devenu fictionnel car l’Occident ne ferait plus « société ». Ils estiment même cette insurrection comme étant inéluctable. L’essai sonnait comme la réponse nihiliste à un état présent perçu comme nihiliste. “¡Que se vayan todos!”, ou la synthèse d’un phénomène, venu d’Argentine, prenant de l’ampleur dans tout l’Occident : l’antipolitique.

Quel rapport entre un essai théorique de la gauche radicale et la situation calaisienne ? Quelques parallèles saisissants entre les événements des derniers jours commis par les associations No Borders et les principes d’action théorisés par le Comité invisible. Le ton était donné dès les premières pages de L’insurrection qui vient à propos des émeutes des quartiers dits « populaires » de 2005 : “L’incendie de novembre 2005 n’en finit plus de projeter son ombre sur toutes les consciences. Ces premiers feux de joie sont le baptême d’une décennie pleine de promesses.” Puis, un peu plus loin : “Il suffit d’entendre les chants de l’époque, les bluettes de la “nouvelle chanson française” où la petite bourgeoisie dissèque ses états d’âme et les déclarations de guerre de la Mafia K’1 Fry, pour savoir qu’une coexistence cessera bientôt, qu’une décision est proche.”

Les associations gauchistes et les islamistes sociaux, à l’image des salafistes, ont pris leurs quartiers dans . Ils utilisent les comme une force de pression, les poussent à commettre des actes violents pour provoquer une insurrection généralisée qu’ils appellent de leurs vœux. En somme, ils prennent le pari que les tensions communautaires des sociétés complexes que sont les sociétés multiculturelles ne peuvent qu’aboutir à un chaos insoluble. C’est un défi imposé aux gouvernants actuels, lesquels ont abandonné leur pouvoir de décision à des transnationales et à des organismes supranationaux.

Au-delà d’un changement de paradigme total par une reprise de pouvoir de la classe politique sur ses propres institutions, c’est-à-dire retrouver notre nationale pleine et entière, comment pourrions-nous lutter contre cette insurrection qui vient, illustrée par le terrible cas calaisien ? Déjà en réaffirmant l’autorité de l’État et en assurant ses missions régaliennes. Ensuite, en étudiant de près l’ouvrage fondamental de David Galula intitulé Contre-insurrection.

Oublié chez nous, le lieutenant-colonel Galula est une référence de la pensée militaire d’aujourd’hui. Pour lutter contre une insurrection, il faut gagner le soutien de la population. Une population abandonnée face à l’arbitraire des bandes violentes, l’ de masse et le terrorisme islamiste. L’enjeu est là. La contre-insurrection passera par l’affirmation de la nation et de ses valeurs.

30 janvier 2016

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