a ceci de particulier qu’il porte une écharpe rouge même en pleine , même en plein hiver sur les plateaux de télévision surchauffés, même tout nu sous la douche, à la plage, au hammam ; partout l’écharpe est là, bien posée de part et d’autre de sa tête dans une symétrie calculée au millimètre par une équipe d’écharpologues de haut niveau.

Outre cette écharpe apparue soudainement suite à une violente crise d’ mal soignée, voilà notre invité à vie de C dans l’air fraîchement bombardé militant proche de l’extrême droite, par un plus créatif que jamais. Après perçu comme contaminé par le , il semble donc se confirmer clairement que toute personne non encartée jusqu’à l’os au Front de gauche est d’extrême droite. Proche, semi-proche, un peu plus loin, par alliance, mais toujours de l’extrême droite devenue unité de mesure officielle du positionnement . Une échelle de Richter pliable que tout disciple du “leader Minimo” se doit de transporter dans son sac à dos.

Entre autres méfaits reprochés à l’écharpé siamois d’Yves Calvi, une couverture de L’Express montrant des femmes voilées devant une caisse d’allocations familiales. Du très lourd. De l’inmontrable. De la propagande d’extrême droite, s’écrie le personnage sur le plateau de C à vous. Barbier dans C dans l’air, Mélenchon dans C à vous… Une sacrée bande de C qui écoute le frontiste de gauche faire semblant de ne pas comprendre que la photo n’était là que pour faire vendre du papier avec un thème porteur… Et pourquoi mes idées à moi ne seraient pas vendeuses à la une de L’Express, faut-il entendre entre les mots du leader “Maximots”… Eh oui, c’est trop injuste.

Les mérites de l’afflux de sans-papiers à la une d’un hebdomadaire ne feraient pas un kopek dans les kiosques. De là à considérer que la réalité est d’extrême droite, il n’y a qu’un pas que Jean-Luc Mélenchon pourrait franchir d’une minute à l’autre. Emporté par son lyrisme : Valls, Barbier, L’Express et tout le reste… Pourquoi faire dans la dentelle alors qu’il suffit d’inventer une autre réalité pour que tout cadre avec ses propres convictions ?

Dans ce monde imaginaire, Christophe Barbier publierait une photo de Roms ramenant un téléphone portable aux objets trouvés… Une bien belle couverture qui vaudrait à coup sûr au journaliste de réintégrer le camp des bons. Inutile de préciser que s’il venait à l’idée de Christophe Barbier de retrouver grâce aux yeux de Mélenchon via ce type d’accroche éditoriale, le travail serait immense. L’opération coûteuse ! Engager des comédiens, louer des costumes, des accessoires… Un Express à la sauce Plus belle la vie, très très loin de la fameuse extrême droite. Que du bonheur quoi…

6 septembre 2013

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