Budget Lecornu : ça y est, la crise financière commence
On crie, on tabasse, on brûle autour de nos lycées. Cette explosion que peu ont vu venir et qui laisse l'exécutif dépassé, Boulevard Voltaire en avait signalé la gravité et questionné le rôle de LFI dès samedi dernier, une semaine avant la note des renseignements dévoilée par Le Figaro. Plus silencieuse, mais tout aussi prévisible et implacable, la crise financière qui guette la France du fait de sa dette et de l'incapacitié des gouvernements macronistes à faire voter des budgets crédibles vient de commencer. Ceci n'est pas un fantasme alarmiste: les chiffres, soigneusement scrutés par Jean-Richard Sulzer pour Boulevard Voltaire, parlent d'eux-mêmes.
Lecornu présente son budget : les taux français s'envolent !
En présentant son budget aux députés et à l'opinion, Lecornu, comme Barnier et Bayrou avant lui, se faisait fort d'amadouer la droite, la gauche et les marchés. C'est des marchés qu'est venue la sanction la plus rude : vendredi matin, le taux exigé par les investisseurs pour prêter à la France s’est encore accru et a atteint le seuil symbolique des 5 %, à 4,99 % ! Un record depuis... 2002 ! Il y a un mois, ce taux n'était encore que de 4,2 % et de 3,6 % au début de l’été ! L'Histoire semble s'accélérer.
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Les spécialistes très inquiets
Comme Jean-Richard Sulzer, les économistes interrogés par Le Monde expriment leur vive inquiétude. Ainsi, Anthony Morlet-Lavidalie, économiste de Rexecode, institut proche du patronat, n'y va pas par quatre chemins : « On est entrés dans une crise de la dette, affirme l’économiste. Elle n’est pas encore intense, mais déjà réelle. Si les taux montent à 7 %, il n’y aura plus débat sur le sujet. Et à 10 %, la France devient insolvable, sauf à prendre sous la pression des mesures très désagréables. Le pays se croit invincible parce qu’il n’a pas fait défaut depuis les assignats, en 1797. Mais la situation est en train de s’emballer et il n’y a pas moyen de l’arrêter facilement. »
La crise tant redoutée est donc bien là et l'on est à la veille d'un emballement. Les marchés nous disent qu'ils ne croient ni à l'efficacité de ce budget ni à son adoption. Et pour que les choses soient claires, les partis d'opposition, sans lesquels le budget Lecornu ne peut être adopté, l'ont eux aussi condamné. On connaissait la sentence de Marine Le Pen (« Des économies, des économies et encore des économies ! »). Mais, en pleine campagne de sa primaire pour la présidentielle, le petit groupe socialiste, qui avait sauvé Lecornu, il y a un an, ne semble pas prêt à réitérer le compromis. « En l’état », le budget n’est « pas acceptable pour nous », ont écrit, au nom du PS, le chef des députés, Boris Vallaud, le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner, et la première secrétaire déléguée du PS, Johanna Rolland, dans une longue lettre envoyée, vendredi, au Premier ministre.
La crise devient politique
Crise sociale, crise financière et, logiquement, crise politique. Avant la fin de l'année, en cas de rejet du budget ? On y va tout droit. Mais n'est-elle pas déjà là, tout aussi prévisible et tout aussi implacable ? Un pouvoir sans majorité et dépassé, avec un exécutif, Président et Premier ministre, qui battent des records d'impopularité. Des oppositions qui n'ont plus intérêt à ménager le macronisme. Alors, quel sera le déclic qui imposera au Président de... ? Un incendie ou un tabassage encore plus violent ? Un taux qui franchira les 5 % ? Ou, simplement, la censure du gouvernement Lecornu dans quelques semaines ?






































69 commentaires
Déjà s’il pensait à revitaliser le secteur construction = Il manque 10000 places pour jeunes déliquants…
Dernièrement, certains ont fait une crise de « FOI » à présent, nous avons la crise financière mais celle-là, elle est pour tout le monde ! La très mauvaise gouvernance de ce très mauvais Chef d’Etat se confirme quotidiennement. Les émeutes se suivent sans se ressembler puisqu’elles s’aggravent, la ruine totale va plomber les moyens déjà précaires des gueux, l’insécurité etc.. etc.. etc….
Non la crise financière ne commence pas , elle s’aggrave .
La censure est obligatoire!
ça y est, la crise financière commence
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Bah, on ponctionnera les retraités…
Cela ne règlera rien, le trou est bien trop grand.
Asterix-Lecornu a pu donner le change depuis qu’il est en place, mais les courants sous-marins financiers qui sapent la falaise continuent d’agir jusqu’au proche écroulement final. Tous nos dirigeants, d’ailleurs pratiquement les mêmes qui tournent entre eux tous bords confondus depuis plusieurs décennies, sont responsables et complices de notre très inquiétante situation. Les mêmes prétendent nous sauver à l’occasion des prochaines élections. Comment un tel miracle pourrait-il se produire ? Pyromanes ils ont été. Pyromanes ils vont rester. Diogène cherchait un Homme. Nous, Électeurs et Contribuables ne pouvons qu’espérer qu’un Homme ou un Groupe d’Hommes et de Femmes relève un défi qui parait bien difficile à surmonter. La « nouvelle France » n’est qu’une utopie. Il s’agit simplement de redresser et de consolider l’ancienne.
Comme si il découvrait la situation, il se fout de nous. C’est un pantin de Macron, dehors les deux !!
Et à la dette, on rajoute 340 milliards du gouvernement pour 2027! Cette année et je pense pour la décennie, le grand gagnant des Darwin awards en politique est? Roulement de tambour, suspens…… OUI C’EST MACRON avec quasi 2000 milliards de dette contractée en 10 ans. Cerise sur le gâteau ? Insécurité galopante, grand remplacement en accélération, soumission totale à l’Allemagne, liberté d’expression quasiment morte…. Même Attila n’avait pas cette capacité à tout détruire….
Nous avons un gouvernement incapable de faire un budget c’est grave et ce président qui continue de voyaget alors que le bateau coule,ce président devrait remettre les clefs pour son incapacité .Il faut taper dans les dépenses .au lieux de taper sur les retraités ,depuis des années ils sont incapables de faire des économies .
Macron se promène à l’étranger… il prend les devants dans le cas ou la « populace » viendrait le chercher à l’Élysée. « Ah qu’ça ira, qu’ça ira, qu’ça ira, qu’ça ira ». « Qu’ils viennent me chercher » qu’il a dit le monsieur…
Quand comprendrons nous que la dette est une ARME élaborée depuis 1973 à minima. Cette dette ne sera JAMAIS remboursée tout simplement parce que c’est techniquement impossible. Sauf a plonger la FRANCE et l’Europe dans une misère noire. Il faut ABSOLUMENT sortir de l’UE qui est le bras armé de l’oligarchie financière mondialisée.