Blocus lycéens : où sont les parents (dignes de ce nom) ?
« Où sont les femmes ? », chantait Patrick Juvet, en 1977. Où sont les hommes, est-on tenté de crier, aujourd'hui, alors que d'autres blocus s'annoncent… les hommes dotés de ces organes dont Jacques Chirac disait que l’on ne pouvait pas les greffer, faute de donneurs, et donc capables d’assumer, ne serait-ce qu'un tout petit peu, une fois dans leur vie, leur rôle de père.
Enfin !
On a miraculeusement entraperçu l'un d'entre eux au détour d’une petite vidéo qui fait actuellement florès sur les réseaux sociaux : près d’un blocus, on voit un lycéen s’éloigner piteusement avec son père qui le pousse fermement dans le dos. Au premier plan, un adolescent, entre raillerie et commisération, commente en arabe : « Miskine » (« le pauvre »). Il se sent puissant, il n’a pas eu la même malchance. Ou la même chance.
« Père de l’année » : en plein blocus d’un lycée à Paris, un papa vient chercher son fils pour le ramener à la maison. Voilà à quoi ressemble un adulte. https://t.co/NleNyxr359
— Rafael Sereti (@RafaelSereti) October 2, 2026
Un père, donc, digne de ce nom. Enfin ! Car en quelques jours, la France s’est transformée en une dystopie apocalyptique façon Sa majesté des mouches. Les adultes ont disparu. Le peu qui reste - policiers, professeurs - est tabassé. Même la tour de contrôle de la mère patrie, qui dans son nom comprend à la fois les mots « mère » et « père » - a démissionné : le ministre de l’Éducation nationale multiplie les déclarations lunaires, proposant « une plate-forme participative » - et pourquoi pas des séances de poney ou de sophrologie pour détendre ces chers petits un peu nerveux - ou constatant que « ce qui ressort des revendications, c’est que la démocratie scolaire n’est pas fonctionnelle, voire dysfonctionnelle » (sic). Pendant ce temps, une policière était poursuivie, jetée au sol, frappée au cri de « Wallah, sale p… », « Wallah, tuez-la » (on admirera l’anaphore recherchée), dans le XXe arrondissement de Paris. À Belfort, un policier était traqué, là encore, renversé, frappé à la tête à coups de pied violents jusqu’à en perdre connaissance. Quarante proviseurs - sans parler des autres personnels - étaient blessés.
Même la communication de la police nationale y va, sur X, de son post lénifiant stratosphérique : « Votre enfant participe aux blocus et mobilisations lycéennes ? Rappelez-lui les bons réflexes de sécurité. » Reformulons la phrase correctement : « Votre enfant participe aux blocus et mobilisations lycéennes, soyez des parents responsables et aimants, faites preuve d’autorité : empêchez-le d’y aller. »
📢🔴 Votre enfant participe aux blocus et mobilisations lycéennes ? Rappelez-lui les bons réflexes pour sa sécurité.
La présence d’individus violents et parfois armés conduit à des situations qui peuvent rapidement dégénérer.
Pour sa sécurité, il doit rester à distance et respecter les consignes des policiers.Vous disposez d’informations concernant des faits susceptibles de présenter un risque ? Signalez-les aux policiers sur Ma Sécurité : https://t.co/jRHC5apvMU
— Police nationale (@PoliceNationale) October 2, 2026
Foin du misérabilisme
Où sont les parents ? Si ces émeutiers sont mineurs (en quelle proportion ? Ils ne le sont pas tous, c’est certain, car beaucoup sont extérieurs à l’établissement, casseurs ou militants d’extrême gauche professionnels), leurs parents, en tant que responsables, doivent payer et être sanctionnés : un parent qui laisse se mettre en danger, mettre en danger les autres et détruire son école est un parent défaillant. Il a mal élevé sa progéniture et ne s'en occupe pas ou pas assez : ne pas empêcher un adolescent de participer à ce genre de blocus revient à ne pas empêcher un enfant de deux ans de monter debout sur une chaise devant une fenêtre ou traverser la rue sans surveillance.
Foin du misérabilisme sociologique convenu, notamment de l’argument éculé des mères célibataires dépassées : après la guerre de 14-18, combien de femmes célibataires seules ont élevé impeccablement leurs enfants dont il aurait fait beau voir qu’ils aillent mettre le feu à leur école.
Halte aux explications techniques laborieuses : les parents ne sont pas solvables, comment voulez-vous les faire payer ? Pardon, mais quand il s’agit de virer sur leur compte en banque des prestations sociales, on en trouve le chemin. Si on sait leur verser de l'argent, on doit pouvoir, a fortiori, ne pas leur en verser !
Je ne dis pas bravo à cette poignée de parents qui sont allés chercher leur enfant, car ils n’ont pas à en être félicités : c'est tout simplement normal. Et même la moindre des choses. Honte à ceux, en revanche, qui ne l'ont pas fait. Ils doivent être évidement sanctionnés, notamment financièrement.








































100 commentaires
Pour la 3me fois, vous avez la mémoire courte. Si on reprend les propos de Rockfeller il y a 50ans, cette famille milliardaire a financé l' »émancipation de la femme » et le MLF pour 2 raisons : d’abord le fait de pouvoir taxer 2 personnes par ménage au lieu d’une, ensuite pour pouvoir mettre plus tôt les enfants dans les mains de l’éducation nationale. Alors qu’avant l’école était obligatoire à partir de 6ans, elle l’est devenue dès 3ans (certains voudraient même les scolariser dès 1an). Ensuite, quelques députés irresponsables ont voté une loi interdisant la fessée dans le cercle familial. Que sont devenus la carotte et le baton ? et le patriarcat ? Pour qu’un père puisse éduquer correctement ses enfants, il faut qu’il redevienne le « chef de famille ». Alors, arrêtez der culpabiliser les hommes ! C’est l’éducation nationale qui est responsable ! et la société qui se laisse faire !
L’autorité parentale s’entend par les deux parents ! Le patriarcat est une notion propre à une idéologie que nous devons rejeter, parce que digne du moyen âge.
L’éducation Nationale n’est pas seule responsable de ces carences. Les assos de parents d’élèves politisées, l’abandon de l’état au profit des collectivités, et les politicards.
L’enseignement n’est pas locale ou régionale, elle doit être Nationale.
Cessons de jouer les autruches, la société complète est responsable.
Mr. Duchnoc, c’est FAUX ! Une femme est incapable d’éduquer un garçon ado difficile. Y’a qu’à voir toutes ces mères célibataires dominées par leur rejeton ! La femme est là pour consoler et chérir, pas pour sévir. Le syndicat de la magistrature en est l’exemple parlant. Quant à l’enseignement, il serait mieux géré localement que nationalement.
Dans notre société, chacun à son rôle, les parents doivent éduquer leurs enfants, l’Ecole instruire, faire la morale et donner des cours d’éducation civique. Quant à la la Justice, si elle sanctionnait systématiquement et fermement tous les délits commis par les marginaux de bas caniveaux, les lycéens n’auraient jamais osé se conduire comme des vandals sans foi ni loi. Nous souhaitons que tous les dégâts matériels et physiques soient facturés aux familles en leur bloquant les A.F. pour le montant qu’ils auront à payer. C’est la solution pour qu’à l’avenir leur progéniture se tienne tranquille.