Blocus de lycées, tirs de mortiers : LFI à la manœuvre pour soulever une certaine jeunesse ?

LFI, par la voix de Louis Boyard, était là pour jeter de l'huile sur le feu et crier au racisme...
Capture d'écran X
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Boulevard Voltaire, par sa rubrique [PROFS EN FRANCE], vous offre une plongée hebdomadaire dans le quotidien de nos écoles, collèges et lycées, en tenant les deux bouts de la chaîne : lucidité sur le réel sans jamais renoncer à l'espérance éducative. En cette fin de quatrième semaine, bien des professeurs de lycée éprouvent des sentiments mêlés et sont réellement inquiets du démarrage d'un mouvement violent de « blocus » de leurs lycées. En effet, pendant que les cloches de toutes les églises carillonnaient pour la venue du pape, des tirs de mortiers se faisaient entendre aux abords de plusieurs lycées de région parisienne, mais aussi de province. Et la police est intervenue à plusieurs reprises.

Les banlieues franciliennes s'échauffent...

Le mouvement semble avoir commencé dès le début de semaine avec des messages sur les réseaux sociaux appelant les lycéens de plusieurs établissements de l'académie de Créteil à organiser des blocus pour protester contre les emplois du temps, le manque de professeurs, les conditions de travail avec des chaleurs persistantes, l'interdiction des portables. Un véritable catalogue à la Prévert. Dès jeudi, le lycée Auguste-Blanqui de Saint-Ouen était le théâtre, selon Le Parisien, de « scènes d'émeutes » lors de l'un de ces blocus officiellement organisés pour dénoncer des emplois du temps surchargés. Eh oui, le lycée, c'est de 8 à 18 heures, et en plus, on vous prive de portable...

Mais ce qui a surpris les policiers appelés sur place et les témoins, c'est que ce mouvement n'avait rien de bon enfant : « De nombreux tirs de mortiers d’artifice ont été effectués par des personnes encagoulées », constate un témoin cité par le journal. Valérie Pécresse, la présidente (LR) de la région Île-de-France, en charge des lycées, était parfaitement fondée à déclarer : « Nos lycées sont actuellement confrontés à des actes de violences qui se sont multipliés au cours des deux dernières semaines et qui doivent tous nous alerter. » C'est précisément à Valérie Pécresse que s'en est pris un leader LFI de la région, l'inénarrable Louis Boyard, battu aux municipales de mars dernier, venu le lendemain attiser les émeutes, comme le montre sa prise de parole au milieu de lycéens « rebelles ». Évidemment, il a immédiatement crié au « racisme », espérant souffler sur les braises de la vingtaine de lycées en ébullition !

Et accuser LFI d'être derrière ces mouvements lycéens ne relève pas du complotisme. Ce vendredi soir, le ministre de l'Éducation lui-même, Edouard Jeffray, a clairement mis en cause l'attitude de députés mélenchonistes dans un message sur X, dénonçant « les tirs de mortiers » et « une instrumentalisation politique de la jeunesse ».

En province aussi

Mais le plus inquiétant, c'est que ce mouvement, loin d'être spontané, se répand vite en province.
Ainsi, à Villeneuve-sur-Lot, sous-préfecture du Lot-et-Garonne, où il fait bon vivre dans cet été qui s'attarde, ce vendredi a été marqué par plusieurs tentatives de blocages, lors de la récréation de 10 heures puis en début d'après-midi. Là aussi, selon plusieurs témoignages d'élèves et d'enseignants que nous avons pu recueillir, des tirs de mortiers se sont fait entendre aux abords du lycée Lot-et-Bastides, comme dans d'autres villes, en Île-de-France. Dans cette petite ville du Sud-Ouest, l'interdiction des portables serait à l'origine de ce mouvement. Mais, renseignements pris, là aussi, rien de spontané : des leaders émeutiers étaient venus d'Agen pour faire monter la sauce et il se trouve que certains d'entre eux étaient aussi des dealers, que la police attendait de pied ferme. Il y aurait là l'une des raisons de la véritable grogne contre l'interdiction des portables : cela perturberait les trafics... Vous l'aurez compris, rien que pour cela, il faudra tenir cette ligne de front ! Un dernier indice pour identifier la tendance de ce mouvement ? Le journal Sud-Ouest a publié la vidéo d'un lycéen dénonçant « l'interdiction des claquettes-chaussettes » ! Au bout de trois semaines de cours, une certaine jeunesse découvre qu'au lycée, il faut travailler et arriver dans une tenue correcte, se passer de portable et de shit. Inhumain. L'année scolaire risque d'être longue pour beaucoup.

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Frédéric Sirgant
Chroniqueur à BV, professeur d'Histoire

Vos commentaires

32 commentaires

  1. En tant que parent je n’admettrais pas que mes enfants soient privés de cours et lancés dans la rue. Les responsables des lycées concernés sont responsables de la sécurité de leurs élèves. Nous leur délégons la responsablité de leur sécurité. Où sont-ils ? En cas de blessures qui sera responsable ? dans le cas de dégradations par ces lycéens qui va payer ? Les encadrants du lycée, les parents des enfants, les enfants sur leur argent de poche ? Non, les contribuables vont payer et les casseurs vont s’en sortir sans dommage. Il serait bon de responsabiliser les parents, les encadrants et les partis qui poussent au désordre.

  2. Il est très facile de mobiliser les lycéens, à cet age manifester ‘est un bon moyen de se prouver que l’on est devenu adulte, du moins c’est ce que l’on croit !

  3. Celui là il faudra lui coller au derrière et ne pas le lâcher pour le poursuivre systématiquement devant la justice dans un premier temps !!

  4. le plus grand ennemi de la France ce n’est Poutine comme on veut nous le faire croire, c’est Mélenchon et lui ses troupes sont déjà là, il a un plan et est très organisé

  5. Tout cela cache la réalité. 3 professeurs français, histoire et sport manquent dans la classe de notre petit fils de 14 ans en Bretagne.

  6. De toute façon que ces ados aillent en classe ou non le résultat est le même: ignorance de tout. Aussi serait-il plus judicieux de fermer ces établissements ce qui aurait au moins le mérite de faire de sérieuses économies.

  7. Certains portent quand même mal leur nom ! Selon la définition du dictionnaire : « Un boyard est un ancien noble de haut rang ou un grand propriétaire terrien dans les pays slaves et d’Europe de l’Est (comme la Russie, l’Ukraine, la Roumanie ou la Bulgarie). » Noble de haut rang …. Je ne vois rien de noble dans les attitudes de M. Boyard, moi …

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