Alors que les parcs de Disney rouvrent leur porte aux États-Unis, deux chroniqueuses créent la polémique en clouant au pilori la scène du baiser final de Blanche-Neige et les sept nains au parc d’Anaheim, en Californie. Ce baiser serait jugé non consenti.

La a de beaux jours devant elle. Aux États-Unis, la presse américaine progressiste a trouvé un nouveau cheval de bataille en s’attaquant au célèbre conte de Grimm, Blanche Neige et les sept nains. En effet, une scène, particulièrement, est jugée intolérable : la scène du baiser final, par lequel le prince rompt le sortilège du sommeil éternel de Blanche Neige.

Dans l’édition en ligne d’un des journaux les plus populaires de Californie, SFGATE, deux critiques publient une tribune au vitriol pour dénoncer la mise en scène du baiser au parc de Disneyland, rouvert le 30 avril. La scène finale du conte, intitulée « True Love’s Kiss » (« le baiser d’amour ») serait jugée « rétrograde », elle serait l’expression d’une relation non consentie entre Blanche-Neige et le prince.

Vous ne rêvez pas. Celles-ci argumentent : « Un baiser qu’il lui donne sans son consentement, alors qu’elle est endormie, ne peut pas être du véritable amour si une seule personne sait ce qui se passe. »

Dans le conte, endormie durant des lunes par la reine maléfique, Blanche-Neige est enfermée dans un cercueil en verre. Or, elle est réveillée par le baiser d’un prince amoureux d’elle, le seul capable de la restituer à la vie.

Cette scène, qui marque le point culminant de l’histoire, ne symboliserait pas, pour ces féministes, l’amour et la vie face aux forces du mal. Au contraire, elle témoignerait d’une intolérable vision machiste dans laquelle l’homme, tout à son narcissisme phallique, jouirait de son pouvoir sur la pauvre femme sans défense.

« Ne sommes-nous pas d’accord pour dire que le consentement, dans les premiers films de Disney, est un problème majeur ? Ou qu’il faut apprendre aux enfants qu’embrasser, quand il n’a pas été établi que les deux parties ont la volonté de s’engager, ne se fait pas ? » interrogent ensuite les deux critiques. Il est difficile de comprendre pourquoi Disneyland, en 2021, fait le choix d’ajouter une scène aux idées si rétrogrades sur ce qu’un homme est autorisé à faire à une femme.

Celles-ci poussent la logique jusqu’au bout en suggérant « d’inventer une autre fin » à cette histoire. Sans doute une fin montrant le prince s’empoissant lui-même en embrassant la princesse réjouirait la communauté féministe.

À travers ces polémiques apparaissent deux tendances vraiment préoccupantes : le extrémiste, qui appelle à l’anéantissement des hommes, et la , qui exige de supprimer ce qui ne correspond pas à ses normes idéologiques.

Il nous reste à espérer que ces féministes désabusées, aigries et blessées, ne parviendront pas, comme la reine dans le conte, à salir la candeur des petites filles des futures générations et que celles-ci, comme dans le conte, continueront à rêver au prince charmant et à croire que l’amour est plus fort que la mort.

6 mai 2021

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