Le journal Le Monde révèle, dans un article, qu’enfin les scènes de non simulées ne seront plus le critère déterminant pour classer un film dans la catégorie “interdit aux moins de 18 ans”.

Tout cela pour – je cite ce glorieux journal au titre si évocateur – “rétrécir la marge de manœuvre de l’association Promouvoir, proche des milieux catholiques intégristes” ! C’est donc l’intérêt supérieur de l’enfant que nous allons sacrifier au titre de la lutte contre une association catholique qui a le tort de lutter contre le développement de la et de la sur les écrans.

Et pourtant, on le sait, le développement du porno, bien aidé par des scènes de sexe de plus en plus dénudées, de plus en plus osées dans les films et les séries, à la comme au , est un des drames de notre temps… C’est le mode de consommation ultime : la consommation du sexe et l’asservissement de l’homme à ses pulsions. Dans un monde dominé par l’image, les interdictions en salles aux moins de 18 ans et aux moins de 16 ans étaient le service minimum que l’État pouvait offrir pour protéger les enfants.

Plus maintenant, car la simulation des scènes ou leur réalisation concrète ne sera plus un critère de différence. D’ailleurs, madame Azoulay – grâce soit rendue à cette bonne et grande dame – espère donner une plus grande marge de manœuvre à la commission en charge de classer les films avec des scènes explicites non simulées. Vous comprenez, La Vie d’Adèle, quand même, c’est un chef-d’œuvre, et il faut que tous les enfants le voient pour comprendre qu’il ne sont pas obligés de suivre le chemin classique de Papa et Maman.

Alors, aujourd’hui, nous voyons des scènes sexuelles partout : dans les pubs pour les bagnoles, pour les parfums, sur les plateaux télé, dans les émissions débiles, dans les téléfilms et dans les films. Puis, en ce moment, vient le sexe gay dans les séries, les bisous lesbiens dans les pubs, etc. À quand la relation intense et sincère entre Kevina et son chien Osven ? À quand ?

Il est un fait que, pour protéger les enfants d’un monde qui veut les asservir et se servir de leurs pulsions pour les rendre dépendants, il faudrait détruire tout ce qui est télévision et autres armes de visuelle. Et ma génération va tomber sur un problème épineux quand elle aura ses propres enfants. À ce rythme, je ne serais pas surpris si mon hypothétique fils me posait un jour la question : “Papa, pourquoi le mondame (ou la masieur) mets des boules de pétanque dans les fesses de monsieur ?” et que je devais lui répondre : “C’est pour lui rendre service et parce qu’ils s’aiment”…

Alors, certains me diront que j’exagère, que ce n’est pas exact, que le porno sera toujours classé X et interdit aux moins de 18 ans. Je leur répondrai qu’à partir du moment où l’on peut autoriser un enfant à voir une scène de sexe non simulée, ce n’est qu’une question de temps et d’accoutumance avant qu’on ne considère que quinze scènes de sexe non simulées ne sont pas choquantes pour lui !

2.000 ans d’évolution pour ça, heureusement qu’on progresse…

11 février 2017

Les commentaires sont fermés sur cette publication.

À lire aussi

Livre “Le Miroir sans retour”, de Reynald Secher : la Révolution à travers les yeux d’un traître !

Reynald Secher revient sur une fascinante période de notre histoire qui hante encore aujou…