Grande-Bretagne, comté de Birmimgham, 2.783.000 habitants. Comme si l’approbation du port du hijab pour les femmes et du turban sikh à la place du casque pour les hommes n’avait pas suffi, la police, afin d’atteindre dans ses rangs un certain pourcentage “de policiers noirs et issus des diversités ethniques, envisage l’autorisation pour les femmes policières musulmanes à porter la burqa intégrale”. Info révélée par le Daily Mail reprise par geopolis.francetvinfo.fr et par bien d’autres médias.

Vous avez bien lu. Les citoyens des Midlands de l’Ouest pourront bientôt être contrôlés par des supposées femmes dont ils n’apercevront que les yeux ! Une idée « si aberrante », tempête un directeur des ventes interviewé, qui voit dans cet accoutrement une rupture de confiance entre police et citoyens, “les expressions faciales jouant un rôle important là-dedans”. Il n’a pas tort. Quelle dissymétrie dans les relations entre les habitants et ceux censés les protéger : les uns à découvert, les autres à couvert. Les émotions des unes autorisées à rester dissimulées, celles des autres livrées en pâture aux premières. Le plus fort de cette affaire ? La décision n’émane même pas de la population concernée mais répond au besoin de “reconsidérer nos propres règles et notre sensibilité culturelle”, ainsi que l’explique, avec un naturel confondant, le Chief Constable David Thompson. “Devançons les demandes islamiques, jetons aux orties nos lois et nos traditions… et les musulmans nous en seront reconnaissants” ? C’est ça, qu’il se dit, le chef de la police ?

Que d’obséquieuses considérations pour ces femmes revendiquant leur appartenance à l’islam et foulant au pied les lois du pays où elles vivent. À la frontière anglaise, pour ces passagères délicates qui répugneraient “à retirer leur voile en public ou en présence d’hommes”, des agents féminins sont aimablement mis à disposition. Même dans l’administration pénitentiaire, le personnel bichonne ces pudiques visiteuses. Pas question de les “contraindre à se découvrir en public ou devant des hommes car cela serait source de troubles graves et de fort choc psychologique”. Hilarant. Cerise sur le hidjab : consigne est donnée, après vérification de leur identité, d’“offrir l’usage d’un miroir, et de temps ainsi que de disponibilité pour le remettre”. Trop prévenants, à la prison !

Au mois de juin, appliquant une de ses promesses de campagne, Sadiq Kahn, le maire de la ville, a décidé de bannir les pubs sexistes polluant trains, bus et métro londoniens. Au prétexte fallacieux que la vue de ces femmes en partie dénudées “rabaissent les gens, particulièrement les femmes, et leur donnent honte de leur corps”. Ben voyons. Rappelons la mise en circulation, le lendemain de son élection, de 640 bus arborant « Gloire à Allah ». Un détail, certainement…

La Grande-Bretagne s’est soumise à la loi coranique. Tout comme la police canadienne avec sa police montée en hidjab ; hijab, aussi, dans les polices norvégienne, suédoise, danoise, écossaise et même au Minnesota, aux États-Unis. On est juste un peu étonné, finalement, du retard de la en ce domaine…

En cas de guerre civile entre musulmans et non musulmans, qui défendront-ils, ces 30 % de policières et policiers – le chiffre fixé – appartenant à l’Oumma : leurs frères et leurs sœurs britannique ou les Britanniques ? That is the question!

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