Teodorín Obiang, le fils du président de la Guinée équatoriale, est jugé à partir du 2 janvier par le tribunal correctionnel de Paris.

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Si ce premier procès pour les "biens mal acquis" va se dérouler, c’est à la fois grâce à l’action de deux associations – toutes les associations ne sont pas inutiles et désireuses seulement de démontrer par n’importe quel moyen qu’elles existent ! – et à une qui a surmonté obstacles et recours pour faire advenir ce débat. Elle est compétente en l’occurrence puisque la matérialité des faits concerne la .

Le prévenu conteste toute dilapidation et le moindre détournement de fonds publics. C’est son droit.

À constater, cependant, l’énormité somptuaire relevée à Paris et récapitulée – aucun des signes d’un luxe dépassant toute mesure n’est omis : hôtel particulier, voitures, haute couture, œuvres d’, etc. -, on éprouve de la nausée et, en même temps, de la fierté.

De la nausée. Cette , cette accumulation qui, par leur surabondance, dénaturent le désir pour ne servir que le narcissisme, la vanité et la vulgarité, donnent envie de vomir. Ce n’est pas concevable, ce n’est pas humain. Tant de cynisme dans l’appropriation et de bonne conscience dans la certitude que le pouvoir n’a de sens que s’il se sert, s’il est servi.

De la fierté. On songe à ce magnifique continent, à ces pays d’, à la Guinée équatoriale et à la goutte de qu’on va verser contre ce scandale d’une richesse frauduleusement constituée et d’une misère si souvent supportée avec le sourire qu’on en oublie son caractère ravageur, destructeur, mortel.

De la fierté, encore, à l’égard de cette institution judiciaire qui vient au secours de la restauration d’un équilibre et supplée une impuissance qui, dans ces pays, est fatale. La plupart du temps, la gestion des intérêts y prend le pas sur l’intérêt général.

Une fierté d’autant plus ressentie que la justice sort des miasmes politico-mondains de l’affaire Sauvage pour emprunter la voie royale de ce pour quoi elle est faite : sanctionner l’intolérable pour peu qu’il soit qualifiable pénalement et établi. C’est sa grandeur, son honneur, sa mission.

Quelle que soit l’issue de cette instance, en elle-même elle donne de l’espoir. Une goutte de justice seulement, mais cette dernière est parfois contagieuse, irrésistible.

2017 commence bien.

Extrait de : Une goutte de Justice pour l’Afrique !

Notes:

  1. NDLR : le tribunal correctionnel de Paris a accepté, mercredi, de reporter au 19 juin le procès de Teodorín Obiang
  2. NDLR : le tribunal correctionnel de Paris a accepté, mercredi, de reporter au 19 juin le procès de Teodorín Obiang

4 janvier 2017

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