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Culture - Editoriaux - Musique - Société - Table - 27 novembre 2015

Bien fait pour nous ! Babtous fragiles et partisans du chaos fascinés par l’islam

Faut-il bien une sacrée dose de haine de soi pour dire que c’est nous qui avons déclaré la guerre à l’islam, qu’ils ne font que se venger, qu’ils répondent à notre barbarie par une barbarie semblable, en somme que nous l’avons bien cherché et que c’est bien fait pour nous ! Cette petite musique est insupportable, surtout quand on a perdu un proche dont la seule barbarie consistait à aimer bouffer aux terrasses des cafés et écouter de la musique décadente.

Comme si l’islam était uni et l’Oumma des croyants une réalité ailleurs que dans nos banlieues. Les mêmes qui assimilent l’islam à un bloc face à l’Occident oublient les divisions immuables qui la fracturent, et ne cessent de dire pis que pendre des néo-conservateurs états-uniens, de leur croisade simpliste et de leur choc des civilisations. Ils raisonnent comme eux !

Font-ils semblant d’ignorer que, pendant les deux siècles d’influence occidentale, l’islam n’a cessé de se tempérer et l’usage de la charia de régresser, pour aboutir à ces sociétés sécularisés, à des modes de vie occidentalisés, presque libres, en Iran, en , en Tunisie, en Égypte, y compris sur le plan sexuel, au Maghreb par exemple, où artistes et écrivains en mal de plaisirs exotiques allaient s’épancher. Un âge d’or vendu par ses thuriféraires sous le nom de vivre ensemble, sans comprendre que cela ne fut possible que sous les auspices d’un Occident chrétien fort et respecté.

Que c’est à partir de la décolonisation, et des guerres du même nom ou des indépendances conduites par des agnostiques, des laïcards ou des marxistes purs et durs, que le problème de l’identité culturelle de ces nations en voie de constitution a commencé à se poser, très différemment du reste, des pays d’Asie marqués par le bouddhisme.

La foi musulmane a servi de marqueur d’appartenance dans des pays où l’État-nation a été très tardif. C’est l’échec du nationalisme arabe, ou l’absence de nation afghane ou pakistanaise, qui expliquent la réification identitaire sur la base de la foi musulmane, l’Iran, fort de trois millénaires de civilisation perse et de son chiisme, étant un cas à part.

Font-ils exprès de méconnaître, nos occidentalophobes, que le renouveau de l’islam s’est produit sans que les États-Unis ou la Russie en soient la cause initiale, même en Afghanistan (l’invasion soviétique visait, déjà, à lutter contre la montée de l’islamisme), et si les Occidentaux ont agi en demi-habiles (soutien aux talibans ou au Front al-Nosra) ou en crasses imbéciles (Irak, Libye), ajoutant de l’huile sur le feu, la violence islamique est endémique partout dans le monde. Ils s’entretuent en ce moment au Yémen, sans notre aide. La division et l’esprit de guerre sont intrinsèques à l’islam.

À ce niveau de haine de soi, et de trahison, il faut bien admettre que nous avons affaire à trois types d’ennemis intérieurs, que l’on ne peut pas traiter de la même manière : la 5e colonne islamiste, les musulmans modérés qui se verront emportés par la déferlante djihadiste, et tous leurs sympathisants non musulmans, le marais des dhimmis et des soumis, les babtous fragiles fascinés par la violence aveugle et la virilité controuvée des barbus, ainsi que les partisans du chaos jamais guéris de leur foi révolutionnaire.

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