Première personnalité préférée des Français en 2008, troisième en 2010, ce n’est pas son passage au Grand Oral des Grandes Gueules, ce 14 octobre, qui améliorera la popularité de l’ex « french doctor » .

Il faut dire que les Français s’en sont encore pris plein la tronche. « Je pense que la France est raciste, oui, bien sûr », leur a assené le monsieur de 75 ans, avec un air et sur un ton d’évidence dégoûtés.

Pourtant, elle s’en donne, du mal, l’association SOS Racisme, depuis sa création en 1984 ! Et ce ne sont pas les moyens qui lui manquent. D’ailleurs, depuis 2009, année où l’association a reçu 579.000 euros de subventions publiques (quand le montant des adhésions de ses membres plafonne à 18.669 euros), elle ne publie plus ses comptes. Quand 2 % seulement de ses recettes proviennent de ses membres, qui SOS Racisme peut-elle prétendre représenter ? Certainement pas les Français, que trois décennies de discours les culpabilisant ont laminés et lessivés, et qu’un Bernard Kouchner achève d’écœurer.

« Le problème de la France, ce sont les Français », paraît-il. Le problème de la France, ce sont des gens comme Kouchner. Avide de notoriété, gonflé de narcissisme, d’abord au service de lui-même avant celui de l’humanitaire, socialiste acceptant le poste de ministre des Affaires étrangères dans un gouvernement de droite, et votant quelques années après avoir subi « des humiliations » des conseillers de Nicolas Sarkozy, celui qui « se sent juif quand il veut » adore néanmoins les Français… qu’il vient d’insulter ! Ne rions pas, la vieillesse est souvent un naufrage.

Racisme encore, la détestation de Nicolas Sarkozy. Fils de Hongrois et petit-fils de juif, il n’empêche, ce sont 53 % des Français qui l’ont porté aux responsabilités. Les Français racistes, selon la grille de lecture de M. Kouchner, seraient alors… les électeurs de madame Royal ?

L’ex-ministre, décidément très en verve, reproche aux Français racistes – mais « ce n’est pas péjoratif », ne nous vexons pas – de ne pas vouloir bouger. Si M. Kouchner pense aux salariés licenciés à qui leur entreprise propose d’aller travailler en ou en Bulgarie pour un tarif horaire de moins de 3 euros, on les comprend. Si ce n’est pas le cas, rappelons à l’infatigable voyageur qu’il fut que 51,64 % des Français, en 2012, ont voté… pour le changement.

Mais finalement, quelles sont donc les idées de Bernard Kouchner ? Elle semblent bien embrouillées. Admiration pour le volontarisme de son précédent patron d’un côté, réticence à le voir revenir sur le devant de la scène de l’autre, si Kouchner ne voit pas la droite et la faire passer « les grandes réformes nationales », il estime cependant nécessaire… une « unité nationale ». Avec le , alors ?

17 octobre 2014

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