Editoriaux - Justice - Table - 15 juin 2016

Bernard Cazeneuve a besoin de vacances !

Notre ministre de l’Intérieur est un monsieur triste. Élégant, mais triste. Beau parleur, mais d’une inefficacité rare. Il s’exprime parfaitement devant les caméras. Il sait adapter son verbe à toute circonstance. Il a le talent de son Président et de son Premier ministre : parler pour ne rien dire. Construire ses phrases avec des mots vides de sens, vides de réalité. Il sait verser une larme quand il faut, mais à défaut.



Depuis que François Hollande l’a déplacé de Bercy à la place Beauvau, la France n’en peut plus de souffrir dans sa chair, dans ses rues, donnant de notre pays une image détestable au point de faire fuir nos touristes. Les agences de voyages ayant annulé les séjours en France ne se comptent plus. Chaque jour, sur les écrans du monde entier, le visage de la France est celui d’émeutes, de véhicules incendiés, de violents affrontements, de policiers tabassés et assassinés.



Le quinquennat de François Hollande est celui de la violence. Une violence qui se déchaîne par le laxisme d’une justice qui se retranche derrière un faux État de droit, par des policiers ayant reçu l’ordre de ne pas faire de vagues et qui sont décorés pour s’être laissés battre.



Oui, M. Cazeneuve laisse faire. Et les Français en ont ras le bol de ce laxisme gouvernemental qui aboutit au pire : aux assassinats de fonctionnaires chargés de nous protéger, au saccage d’un hôpital, et pas n’importe lequel : celui sur lequel est écrit en lettres énormes : « pour enfants malades », et où est veillé le petit orphelin des policiers assassinés la veille.

À cela, Cazeneuve répond sur le plateau de David Pujadas, avec gravité, pour se défendre, justifiant ainsi son incapacité : « Il y a eu 60 interpellations ce soir. Il faut que la justice passe parce que cela suffit. » Il oublie de présenter ses excuses pour son laxisme qui, depuis trois ans, endeuille la France par des actes terroristes contre lesquels il oppose son « incommensurable chagrin ». Il ne parle que de « notre attachement aux valeurs républicaines ». Il précise que « les policiers sont profondément républicains » (sûrement, mais expliquez-moi ce que cela vient faire ici). Il s’offusque que des hordes de manifestants violents crient « Un policier = une balle » ou « La France hait les flics ». Et conclut :

Tout cela a assez duré, et moi, je n’accepterai plus que des sauvageons tiennent de tels propos, c’est inacceptable ! »

Oh ! comme il parle bien, ce cher Cazeneuve. Mais pourquoi n’agit-il pas, lui qui a tous les pouvoirs et 150.000 policiers et 100.000 gendarmes à sa disposition. Comme nous l’a fort pertinemment rappelé Marine Le Pen, l’article 411-4 du Code pénal permet de traîner devant la cour d’assises tout homme ou femme dès lors que l’on est convaincu qu’il ou elle a des relations avec une organisation étrangère en vue de susciter des actes d’agression contre la France. Ceci est puni de 30 ans de détention criminelle et de 450.000 euros d’amende. 

Et pour les fachos gauchistes qui sortent à visage couvert, appliquons la loi anti-burka qui permet de les arrêter sans autre forme de procès.

Alors, M. Cazeneuve, arrêtez de nous émouvoir avec vos belles paroles et prenez vite des vacances !

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