Il était temps d’en finir et que ses souffrances s’achèvent. Bref, troisième et dernier round de la primaire de la gauche.

Ça commence fort avec un débat sur le froid, lancé par Léa Salamé, qui ressemble de plus en plus à la défunte Amy Winehouse : même coiffure en forme de pièce montée, le crack en moins ; quoique, des fois, on en vient à se demander…

Si l’on résume : le froid, ils sont tous contre, au même titre que cette pauvreté empêchant les plus démunis de nos compatriotes de correctement se soigner. Idem pour la dette publique.

Ainsi, à l’exception de Benoît Hamon – qui survole les débats, et désormais les sondages – et l’inénarrable Jean-Luc Bennahmias – toujours en mode Bourvil survolté –, tous participent de la même logique comptable : 18,7 % contre 21,05 %. Duel de titans…

Car, chacun à leur manière, les deux trublions en question développent-ils au moins une vision de la société à venir, une vision cohérente, même si l’on n’est évidemment pas tenu d’y adhérer. Revenu universel et économie décroissante pour le premier ; recentrée sur son pôle latin pour le second, soit des concepts qu’il est légitime de discuter, au contraire de la bouillie tiède régurgitée par les cinq autres, à base de parité de carnaval, de féminisme de bazar et d’obligation faite au papa de donner le biberon à bébé.

Assez bizarrement, personne ne se félicite que le président du premier parti de France soit une présidente et que cette dernière puisse caracoler en tête des sondages de la future élection présidentielle. Comme quoi il y a femme et femme, sachant que la place réservée à Sylvia Pinel en cette primaire est un brin plus modeste que celles de Marine Le Pen ou de Marion Maréchal-Le Pen au Front national.

Pour demeurer dans un registre semblable, on constate là les ravages du lepénisme ambiant, nos sept zigomars étant tous, à des degrés divers, pour un protectionnisme européen, voire franco-français, tandis que la sécurité, tout ce petit monde n’est globalement pas contre.

En fin d’émission, entre fromage et dessert, météo et tiercé, la question géopolitique, autrement moins importante que la parité à l’Assemblée nationale, les entreprises du CAC 40 ou le concours de l’Eurovision… Bachar el-Assad, ou Vladimir Poutine, que chacun promet de vite remettre au pas, qu’on se le dise. À leur place, on en tremblerait à l’avance. Petit bémol, néanmoins, pour Benoît Hamon, plus que ferme sur la politique de sauvage d’Israël dans les territoires occupés de Palestine, et de Jean-Luc Bennahmias, rappelant cette bête évidence voulant qu’en cas de conflit, c’est avec ses adversaires qu’il faut négocier, que ce soit Bachar el-Assad, Donald Trump ou Vladimir Poutine. En un mot comme en cent, ne jamais sous-estimer le corniaud…

Fin de la purge. En attendant, le premier tour de la primaire est pour ce dimanche, en attendant un second tour de manège dans les jours à venir, juste savoir qui attrapera la queue du Mickey.

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