Accueil Brèves Belgique: un "crachat" du numéro un flamand ravive les tensions avec les francophones
Brèves - Télévision - 11 juillet 2016

Belgique: un "crachat" du numéro un flamand ravive les tensions avec les francophones

Le nationaliste Geert Bourgeois, chef du gouvernement de la Flandre, a expliqué à la télévision que les tensions communautaires “sont plus fortes que jamais” en Belgique et que cela a conduit à ce que “la frontière linguistique devienne aussi une frontière de la grève, et les Flamands crachent sur cela”. Une phrase qui n’a pas eu pour effet de diminuer lesdites tensions.

“Manque évident de respect”

Comme chaque 11 juillet, la Flandre commémore ce lundi la victoire des troupes flamandes sur l’armée du roi de France, Philippe le Bel, lors de la Bataille des Eperons d’or en 1302. Le ministre-président de la région flamande (60% des 11,5 millions de Belges) a sans surprise saisi cette occasion pour rappeler le crédo indépendantiste de son parti, la Nouvelle-alliance flamande (N-VA). Evoquant sur une chaîne flamande des grèves récentes plus suivies dans la partie francophone du pays qu’au nord néerlandophone, Geert Bourgeois a estimé dimanche que “les tensions communautaires n’ont pas disparu”. “Au contraire, elles sont plus fortes que jamais. Cela a mené à ce que la frontière linguistique devienne aussi une frontière de la grève, et les Flamands crachent sur cela”, a-t-il lancé.

“Ce n’est pas un vocabulaire pour un ministre-président, les caricatures n’ont jamais apporté de solution”, a réagi ce lundi le Premier ministre fédéral, le libéral francophone Charles Michel, évoquant un “manque évident de respect” tout en souhaitant éviter de polémiquer.

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