À bientôt 50 ans, celui-là a encore l’air d’un garçonnet bien propret, fils de bonne et gendre idéal, du à s’attabler tous les dimanches devant le gigot de belle-maman en sortant de la messe. François Baroin, filleul de Chirac, ex-ministre du Budget par caprice – aux derniers temps de la Sarkozie, il avait fait une énorme colère et trépigné pour avoir un poste nettement au-dessus de ses moyens. Depuis l’élection de François Hollande, il est retourné présider aux destinées de la ville de Troyes, maire d’une cité récemment inondée dont il a dû abuser de l’eau croupie. À moins que, comme son parrain, il ne se soit tapissé les fosses nasales de substances illicites.

Bref, le petit François a pété les plombs. Il vient de piquer l’une de ses grosses colères (une de plus), préambule à ces leçons de morale comme « la droite la plus bête du monde » en a le secret.

Le motif des aigreurs de François Baroin ? Me défilant bras dessus, bras dessous avec des élus de sa boutique, autrement dit l’alliance, le temps d’une manif anti mariage gay, des parlementaires Front national et UMP. Et ça, le petit Baroin ne peut pas le supporter. C’est bien simple, il est comme un gamin à qui l’on pique ses jouets dans le bac à sable : ivre de rage. Et de dénoncer l’attitude « inacceptable » du patron de l’UMP, un certain Jean-François Copé, qu’il juge beaucoup trop laxiste : « Les parlementaires auraient dû être convoqués par le président du groupe UMP, tandis que Copé et Fillon auraient pu diffuser un communiqué commun pour dénoncer cette image intolérable et matraquer l’opinion », a-t-il déclaré (cité par Le Point).

Ah mais oui, cet homme-là a raison ! Copé et Fillon devraient même les maudire jusqu’à la sixième génération au moins et, dans 150 ans, faire comme madame Taubira : demander réparation de cette forfaiture à leurs descendants, histoire de remembrer une UMP totalement démembrée. Et en 2163, on défilera pour faire repentance, se souvenant du jour honni où la République des Justes osa faire ami-ami avec l’élu des parias. Des gens qui sentent le pâté. Des pauvres. Pouah !

Monsieur Baroin l’a dit : « Aujourd’hui, à l’UMP, ce qui nous sépare est plus fort que ce qui nous rassemble. » C’est le résultat de la charcuterie électorale au sein d’une classe faisandée. Comme disait justement la dame des rillettes dans sa publicité : « Nous n’avons pas les mêmes valeurs. » Les nôtres s’appellent bêtement et respect des urnes.

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12 mai 2013

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