Sous les mandats de Barack Obama, a découvert l’ingérence soft, aimable, mignonne ; osons le dire, festive. Spécialiste ès petites blagues, comme les affectionnent les populaires animateurs de « talk-shows », le 44e président américain ressemble bien plus à une vedette de la qu’à l’homme le plus puissant du monde. Du moins en apparence.

Accro aux mondanités, on l’a en effet souvent aperçu en compagnie d’acteurs, de sportifs, de chanteurs, de starlettes. Sa présidence fut assez faible, voire insignifiante. Mais ne vous y trompez pas, si Barack Obama n’a pas réussi à marquer la Maison-Blanche de son empreinte politique réelle, il s’est distingué négativement à plusieurs reprises et a réussi à séduire grâce à une présentation lisse qui nous a été donnée en exemple par les durant huit ans. Il a personnalisé sa présidence à outrance, notamment par ses publications régulières sur les réseaux sociaux. Son bilan est pourtant loin d’être irréprochable, tant sur le volet intérieur, qui ne nous concerne qu’indirectement, que sur le volet extérieur, qui nous intéresse au premier chef.

La politique extérieure menée par Barack Obama a globalement été un échec. Récompensé d’un prix Nobel de la paix parfaitement grotesque, pour le discours du Caire prononcé en 2009 qui manifestait la volonté d’un réchauffement des relations diplomatiques entre les États-Unis et le monde musulman, Barack Obama a tenu à désengager les troupes américaines mobilisées en Irak. Il l’a si mal fait que sa décision a fini par entraîner une brutale dislocation de la et l’émergence de l’État islamique en Irak et au Levant. En Libye, Obama s’est laissé entraîner à l’aventure par l’inconscient Nicolas Sarkozy, conseillé par son rossignol des carnages, Bernard-Henri Lévy. Nous payons un prix terrible de ces erreurs historiques majeures : invasion migratoire et .

Ces dernières années, la Maison-Blanche a partiellement délaissé le continent européen, préférant se concentrer sur la zone Pacifique, bénéficiaire d’une forte économique. Pourtant, quand l’allié menace de s’émanciper de la tutelle de son grand frère, les États-Unis retrouvent leur « prévenance ». Ainsi, Barack Obama s’est rendu en Grande-Bretagne pour militer en faveur du non au Brexit, en compagnie du Premier ministre David Cameron. Une ingérence proprement intolérable.

Barack Obama montre que ses conseillers préfèrent abandonner une Grande-Bretagne indépendante, au profit d’une Union européenne vassalisée et colonisée économiquement par le futur traité de libre-échange transatlantique. Les dirigeants au pouvoir aux États-Unis ne veulent pas des nations libres, souveraines et indépendantes. Ils se satisfont parfaitement du néant politique qu’est l’Union européenne, sorte de Bibendum mercantile, vidé de sa substance, impuissant, incapable de se projeter militairement.

Notons aussi que Barack Obama a encouragé l’immigration de peuplement sur le continent. La politique des démocrates est en tous points semblable à celle des néo-conservateurs. J’irai même plus loin : Bill Clinton fut l’initiateur de la politique dite « néo-conservatrice », d’abord en annulant les accords Roosevelt, enfin en intervenant dans la guerre civile yougoslave. Barack Obama est du même acabit. Il n’est pas un ami des peuples européens et vient à nouveau de le prouver. Espérons que les fiers Britanniques sauront lui donner tort.

25 avril 2016

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