Le bon sens commun nous dit que la France est plutôt laxiste en matière d’immigration mais pour certaines associations chrétiennes, le gouvernement n’en fait pas assez et la France a vocation à recevoir toute la misère du monde. Ainsi, j’écoutais récemment à l’antenne locale d’une radio catholique, RCF, toutes sortes d’appels aux bonnes volontés, appels relayés par des associations comme la CIMADE ou l’ACAT pour aider des familles d’immigrés plus ou moins à rester sur le territoire français, ces familles en majorité musulmanes venant d’Afrique, d’Asie ou du Moyen-Orient.

Il s’agissait, bien sûr, d’accueillir, de procurer logement, argent et travail et non de convertir ces familles, ce qui dénoterait de vilaines tendances au prosélytisme.
 
L’ACAT se distinguait par un courrier appelant à supprimer la garde de certains enfants d’immigrés dans des centres de rétention, invoquant un article de la Déclaration des droits de l’enfant de l’ interdisant d’enfermer des enfants. La Cour des comptes nous dit, dans son dernier rapport, qu’environ 1 % des immigrés en situation irrégulière après refus de leur demande d’asile sont expulsés, mais sans doute, pour l’ACAT, c’est encore trop, il faut laisser les enfants à l’extérieur, rendant pratiquement impossible l’expulsion des parents.
 
Vers où cela nous mènera-t-il ? Une société multiculturelle, nous répète-t-on à l’envi. Pourquoi pas, mais il est bon de rappeler aux chrétiens que la Bible nous décrit deux types de sociétés multiculturelles : la Jérusalem céleste ou nouvelle, où tous les peuples viendront fraternellement adorer le vrai Dieu dans la paix et l’harmonie, et Babylone, sur laquelle la grande prostituée de l’Apocalypse s’est assise, cité vouée à l’idolâtrie (à chaque communauté ses idoles), la violence et toutes formes de corruption. Il semble que la France se dirige plutôt ces temps-ci vers le modèle babylonien.
 
Le fondateur du christianisme a quitté notre terre en laissant comme dernier message : « Faites de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28,19) et il appelle le jeune homme riche à renoncer à ses richesses pour « proclamer la venue du Royaume » et non simplement pour aider les pauvres.

Bien sûr, les deux sont liés mais on ne doit pas isoler l’aide au pauvre ou à l’étranger d’une véritable rencontre avec les personnes sur les plans culturel et religieux sinon, selon les mots du « pape émérite » Benoît XVI (Deus caritas est), l’Église catholique risquerait de se transformer en ONG humanitaire.
 
S’il s’agissait simplement de recevoir gentiment des étrangers avec des logements, de la nourriture et des vêtements, l’intégration des immigrés au cours des dernières décennies aurait été un succès et on aurait évité qu’ils forment des communautés séparées de sorte que même le Premier ministre parle d’une situation d’apartheid. En fait, il s’agit d’un défi culturel bien plus exigeant et, pour le relever, il faudrait déjà avoir une idée claire de notre culture et de nos valeurs, ce qui est loin d’être le cas.

19 septembre 2015

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