La fin de la récré a sonné, resserrez les rangs et surveillez vos paroles. Mieux : taisez-vous ! L’incident Morano est clos. Les régionales approchent à grand pas… 
 
Une nouvelle fois, une question de fond relative au devenir de la France, introduite par les mots de Nadine chez Ruquier, est poussée du pied sous le tapis. Ainsi l’a décrété l’intelligentsia bobo.

Nicolas Sarkozy a cédé face à la pression médiatique et au chantage des ventres mous de la politique. Il risque de le payer cher. Pour beaucoup de sarkozystes, qui ne sont pas des fans en béatitude devant une idole mais des pragmatiques de terrain à forte conviction, la pilule est plus qu’amère. Idem pour des citoyens qui n’y ont pas vu de blasphème, qui déplorent chaque jour qui passe les choix économiques et le laxisme de Hollande et Compagnie.
 
Certains diront : ne perdons pas notre temps à disserter sur ce que la France sera dans dix, quinze, vingt ans, ouvrez les yeux, elle est déjà à dominante “black-blanc-beur” ; ce qui n’enlève rien au fait que son peuple est à l’origine majoritairement de race blanche. Le véritable point de crispation est ailleurs. Il se trouve dans l’absence d’une véritable politique d’intégration, dans l’incapacité des dirigeants, tant à Paris qu’à Bruxelles, de définir une ligne en cohérence avec le contexte économique et les capacités d’accueil, d’intégrer le fait islam radical et son éradication.
 
En son temps, le débat sur l’identité nationale avait voulu poser sur la table ces problématiques complexes. À l’époque, tout comme aujourd’hui, la même clique, offusquée qu’on puisse en parler, s’était drapée d’un confortable niqab laïque. Le président Sarkozy avait renoncé.
 
Au Parlement européen, Marine s’est exprimée sur le sujet avec ses tripes. Pas vraiment le lieu, pas vraiment l’endroit ? À voir. Qualifiant notamment le chef de l’État de “vice-chancelier de la province France”, elle aurait franchi les limites de l’acceptable. Des caciques de LR et de l’UDI se déclarent indignés par son attitude. Elle aurait rabaissé la France… Pas d’inquiétude outre mesure, François Hollande s’en est déjà plus que largement chargé ! Certes, dans le temple feutré de la bienséance et du consensus, après le discours chevrotant de ce dernier, la fermeté de ton de madame Le Pen paraissait clairement décalé. De là à ce que les Français jugent ses propos déplacés… Laissez-les en décider !  
 
La pique vacharde d’introduction, son rappel des incohérences du tandem Merkel/Hollande, des failles, aura révélé qu’un homme politique blessé, vexé, sans laïus prémâché par un staff de “spécialités” de la communication en vaut dix.

Parlez donc avec vos tripes comme Marine Le Pen, utilisez vos mots et non ceux dictés par d’autres, proposez au lieu de décrier (c’est votre rôle). Vous verrez, cela vous fera le plus grand bien ! 

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