Australie, terre de contrastes. Là-bas, l’espèce bobo dégénère plus vite qu’ailleurs. Ça sent le tofu sous la couette, ou alors y a abus de yoga dans le showroom. Voilà que ce jeudi, alors que le G20 va se dérouler sur leurs terres, nos bobos locaux ont choisi une nouvelle façon de se révolter : cul en l’air, la tête dans le sable façon autruche. i>Télé nous raconte ça au coin du feu, tel un père la hotte pleine de rigolade. Alors on nous dit que c’est histoire de protester parce que, voyez-vous, le gouvernement australien, déjà un peu dur avec les gentils sans-papiers, ne lutterait pas assez contre le changement climatique. Ferait la de l’autruche. Jeu de mots… Humour. OK ? Nom de dieu. Dire que Breton rêvassait de pisse et de fillettes et s’imaginait surréel. Les bobos des antipodes le claquent sévère, le Dédé.

D’après nos infos, ils étaient environ 400, sur quelques plages du pays. Comme toujours, une majorité de blancs désœuvrés. Alors ils ont prié leur Mecque verte la tête enfouie. Ambiance post-soixante-huitarde. Festive et propre sur soi. Libération, la dans l’âme, analyse le drame vécu par le camp progressiste version kangourou : « Arrivé l’an dernier au pouvoir, M. Abbott (chef du gouvernement, NDLR) a aussi aboli une taxe sur les bénéfices de l’industrie du charbon, tandis que les investissements dans les énergies durables ont chuté de 70 %. » Le monstre aurait aussi refusé de faire du changement climatique un sujet au menu du G20. Ignoble réac, va !

Alors que entier gronde, secoué par des forces immenses, alors que les peuples et les civilisations redressent la tête, une frange très voyante des Occidentaux lutte contre des chimères, persuadée d’être encore à l’avant-garde ! En 2014, malheureusement, les Lumières ont la puissance d’une ampoule basse consommation et Voltaire, s’il était parmi nous, vendrait Closer à la criée.

Le réchauffement climatique, d’ailleurs – les plus perspicaces l’auront noté –, de plus en plus relooké en « changement climatique », est une pure fumisterie intellectuelle. Les profonds changements climatiques sont le lot terrible de l’humanité, et n’ont pas grand-chose à voir avec l’homme. Demandez à Louis XIV, il pourrait vous rappeler, du fond de son passé, que les grands hivers de 1693 et 1709 ont tué, à eux seuls, plus de Français qu’en 1914-18… On pourrait aussi remonter aux temps de la peste noire, terriblement pluvieux et froids, ou à l’optimum médiéval du règne de Saint Louis, quand il faisait plus chaud encore qu’aujourd’hui !

Mais billevesées que tout cela. Les esprits mols de 2014 ont la profondeur d’une planche Ikea. Les bobos le cul en l’air sont les passagers clandestins d’un monde fini. Amen.

15 novembre 2014

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