Eh oui, tout arrive et certaines tendances peuvent aussi se renverser… Il y a quelques décennies, un Fabrice Le Quintrec était placardisé à France Inter au motif que, revuiste de presse, il avait cité le quotidien catholique Présent dans sa revue de presse ; ce qui est, en gros, le boulot d’un revuiste de… presse.

Aujourd’hui, c’est , arroseuse arrosée, qui s’y colle. The it girl to be, comme on dit dans the people press, ex-girlfriend d’Arnaud Montebourg et ancienne chief-editor des Inrocks. Et aujourd’hui recasée chez CNews, où elle posait jusqu’il y a peu des questions pour elle écrites à l’avance, mais dont elle ne comprenait pas toujours les réponses dispensées en direct, sur les deux émissions en forme de têtes de gondole de la chaîne en question : “Le Grand Rendez-vous” et “Le Grand Journal de la présidentielle”.

Audrey Pulvar, donc, vient d’être suspendue de CNews, ex-i>Télé, jusqu’à la fin de l’élection présidentielle. Crime de lèse-majesty ? Il y a un peu de ça, sachant que cette demoiselle a signé une pétition anti-Marine Le Pen, initiée par Laurence Rossignol, ministre de la Santé de François Hollande, sur le thème qui suit : “Féministes, nous ne voulons pas du Front national. Nous votons .”

Bref, encore une pétition organisée façon soirée mondaine, entre Fouquet’s et Rotonde. Premiers signataires ? Les actrices Zabou Breitman, Julie Gayet, Agnès Jaoui et une certaine Delphine Horvilleur, « rabbine » de son état. Voilà qui devrait parler à la France des futurs chômeurs de Whirlpool…

Passons sur le fait qu’il puisse demeurer tout de même étrange que des féministes veuillent faire barrage à l’élection d’une femme à l’Élysée ; mais il faut de tout pour faire un monde. Vincent Bolloré, patron de Vivendi et, donc, de Canal+, a donc opté pour la “déontologie”, arguant au passage du nécessaire “devoir de réserve” impliquant que les journalistes n’aient pas le droit de “préciser pour qui ils votent”.

Le responsable de tout cela ? Florian Philippot qui, dans un tweet, protestait de la sorte : “Pétition contre MLP signée par Audrey Pulvar, qui anime des émissions politiques sur @cnews. Ça pose un vrai problème d’impartialité.” Pour se défendre, Audrey Pulvar réplique, dans un autre tweet : “Les journalistes d’extrême droite dans les médias, ça ne gêne personne ?”

Sots que nous sommes, idiots éberlués que nous persistons à être, mais que, bien sûr, que voici, que voilà ! Dans toutes les rédactions de France et de province, il est bien connu que les journalistes “d’extrême droite” disent le bien, le vrai et le beau, tandis que leurs homologues « progressistes » rasent les murs entre deux claques dans leurs faces et trois penaltys tirés dans les roubignolles.

Il semble que Vincent Bolloré ne soit pas tombé dans le piège. On peut penser ce que bon semble de l’homme. Mais au moins n’a-t-il pas trop fait sa fortune en rachetant, dépeçant et revendant des entreprises en faillite. Bien qu’ayant fait, comme tant d’autres, ses classes à la banque Rothschild, au moins a-t-il repris l’entreprise familiale – OCB, papier pour cigarettes, vive les fumeurs ! – avant de la faire fructifier. 80 % de ses activités se déroulent en Afrique, là où il investit plus qu’il ne spécule. Mieux : il fut élevé à bonne école, voir son oncle, Gwenn-Aël Bolloré, membre des commandos Kieffer, rares soldats français ayant débarqué sur le sol de Normandie en juin 1944. Il y a, ainsi, des familles qui vous forgent un homme. Après, que reste-t-il de tout ce passé ? Un semblant de dignité, manifestement, un petit rien valant toujours mieux que trois fois rien ; soit un semblant de rien dont une Audrey Pulvar paraît être, à l’évidence, dépourvue.

Fin d’un système, dont on nous dit que le roi serait nu ? Peut-être… Mais on connaît aussi des pintades qui risquent d’avoir froid cet été, surtout lorsque seulement vêtues d’un seul string “démocratique” en guise de viatique intellectuel.

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